NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Chronique
Philippe Bernard
Editorialiste au « Monde »
L’irruption des migrations parmi les enjeux géopolitiques à un moment de déstabilisation généralisée du monde a une conséquence négligée : la mise au second plan des êtres humains qui en sont souvent les victimes, explique, dans sa chronique, Philippe Bernard, éditorialiste au « Monde ».
Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 3 min.
Article réservé aux abonnés
L’extrême droite, qui trépigne au seuil du pouvoir en France, ne pouvait rêver d’une meilleure bande-annonce pour la campagne de l’élection présidentielle 2027 : un flot d’adolescents franchissant, avec des gestes de victoire, la frontière entre le Maroc et l’exclave espagnole de Ceuta les 30 et 31 juillet. Une séquence parfaite pour alimenter la peur de la « submersion » migratoire dont Marine Le Pen fait son miel.
La cacophonie européenne, l’absence de solidarité avec l’Espagne et les appels de la droite et de l’extrême droite à stopper la libre circulation avec ce pays alors qu’aucun des candidats à l’émigration de Ceuta n’a pu accéder à l’Europe continentale ont donné le spectacle de dirigeants plus prompts à exploiter politiquement une crise migratoire qu’à s’unir pour y faire face.
Difficile, même un mois plus tard, de déterminer l’origine des événements qui ont conduit plus de 70 000 personnes, surtout marocaines, à traverser illégalement la frontière au prix d’une centaine de morts. Si le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a écarté, jeudi 3 septembre, faute de preuve, l’hypothèse d’une opération marocaine destinée à faire pression sur Madrid, un rapport de police espagnol pointe la « permissivité » des forces de l’ordre marocaines.
M. Sanchez a par ailleurs accusé « des réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu’à Israël et à une internationale d’ultradroite » d’avoir diffusé de fausses informations sur la possibilité d’un passage vers l’Espagne pour « attaquer l’Europe et la diviser ». Ces scénarios peuvent s’être combinés avec la désespérance d’une jeunesse marocaine privée d’avenir par un système économique de rente et de connivence. La nouvelle crise de Ceuta illustre en tout cas la vulnérabilité de l’Union européenne (UE) à différentes formes de pressions migratoires.
Il vous reste 69.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


1 hour_ago
21






















.jpg)






French (CA)