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Martin Caouette, professeur au département de psychoéducation et travail social à l’Université du Québec à Trois-Rivières et titulaire de la Chaire de recherche autodétermination et handicap, a reçu le mandat de la branche française de la compagnie alimentaire Sodexo d’améliorer le moment du repas pour les personnes en situation de handicap.
L’entreprise a fait un don de 120 000 $ à la Fondation de l’UQTR pour redonner aux personnes âgées ou en situation de handicap, la possibilité de choisir ce qu’elles mangent, comment elles prennent leur repas et de leur permettre de prendre part aux décisions qui les concernent.
Il y a parfois le paradoxe de prendre une décision pour ces personnes, alors qu’on a tous ce besoin de décider où on va vivre, ce qu’on va manger, si on veut voir nos amis, faire des loisirs, etc. Pour moi, il y avait ce paradoxe-là et une volonté d’aller plus loin, notamment sur le plan de la recherche, explique M. Caouette.
Il tente alors d’observer quels sont les freins, les leviers et les domaines où il est possible de s’intéresser à l’autodétermination. Le moment du repas est entre autres un moment déterminant.
Concrètement, l’équipe de recherche travaillera pendant 3 ans afin d’observer comment il est possible d’améliorer le moment du repas, en créant par exemple des menus adaptés qui permettent aux personnes d’exprimer ce qu’elles préfèrent à partir d’un pictogramme ou encore de proposer des textures intéressantes et adaptées à la capacité de déglutition des personnes.
Les solutions proposées pourraient être mises en place par Sodexo, qui propose des repas dans différents établissements. Les chercheurs, de leur côté, s’assurent que les solutions soient adaptées aux contraintes et réalités des établissements.
Ça a énormément de sens dans la réalité d’un chercheur de sentir cette volonté-là de changer, d’améliorer. Il y a parfois un délai très important entre le moment où on produit des connaissances et leur application, remarque M. Caouette.
Les pistes de solutions profiteront évidemment à l’entreprise française, mais les solutions concrètes pourraient être aussi utilisées au Québec.


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