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Le gouvernement de Doug Ford en Ontario refuse de dire combien a coûté l'annulation d'un contrat de 100 million de dollars avec la compagnie Starlink (SpaceX) d'Elon Musk pour des services d'Internet par satellite en milieu rural. L'opposition crie au camouflage.
Le contrat signé en 2024 a été annulé l'année suivante en guise de représailles contre les tarifs douaniers du président américain, Donald Trump, Elon Musk étant l'un de ses proches alliés à l'époque.
M. Musk avait même déclaré que le Canada n'est pas vraiment un pays, faisant écho aux appels à l'annexion et au 51e État de Donald Trump.
Or, la province n'a jamais voulu chiffrer l'indemnité payée pour la rupture du contrat, y compris dans ses plus récents états financiers publiés la semaine dernière, qui regroupent les dépenses du 1er avril 2025 au 31 mars 2026.
Les contribuables ont clairement indiqué lors des élections qu’ils ne voulaient pas que nous maintenions [le contrat avec Starlink]. Nous avons respecté la volonté des contribuables.
La ministre a par la suite affirmé qu'un gros contrat comportait de nombreuses clauses.
Entente secrète

Elon Musk est le fondateur de SpaceX. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Hamad I Mohammed
La Presse canadienne a révélé en mars que le montant de l'indemnité resterait secret, parce que la province et SpaceX avaient négocié un accord confidentiel.
Le gouvernement a toutefois assuré que la somme versée est nettement inférieure à la valeur du contrat.
SpaceX n'a pas répondu à une demande de commentaire.
De nombreuses communautés du Nord de l'Ontario, particulièrement des Premières Nations isolées, ont déjà recours à Starlink pour avoir Internet. Les membres de ces communautés ont acheté eux-mêmes les appareils et les forfaits, allant souvent chercher le matériel à Thunder Bay ou à Sioux Lookout pour le ramener chez eux.
L'opposition veut une réponse
La députée néo-démocrate Jessica Bell a soulevé la question de l'indemnité mardi en comité parlementaire.
La ministre de la Réduction des formalités administratives, Andrea Khanjin, qui représentait le cabinet du premier ministre, a refusé de répondre à la question.
Je pense que ce que nous devons examiner, et cela fait partie des prévisions budgétaires dont nous discutons aujourd’hui, c’est la manière dont ces trois services se coordonnent pour lutter contre cette guerre tarifaire mondiale dans laquelle nous sommes engagés, a déclaré Mme Khanjin.
La députée Bell a affirmé au comité que le premier ministre avait pris une décision, peut-être sans tenir compte des conséquences et des coûts de cette décision, et nous voici maintenant, un an plus tard, à nous demander à combien s’élevait cette indemnité de rupture.
C’est une question légitime.
La porte-parole libérale en matière de finances, Stephanie Bowman, a déclaré qu’elle trouvait étrange que le paiement versé à SpaceX ne figure nulle part dans les comptes publics.
Elle a ajouté que les libéraux continueraient à faire pression sur le gouvernement à ce sujet dès la reprise des travaux de l’Assemblée législative. Où est cet argent? À combien s’élevait-il? Et pourquoi le gouvernement le dissimule-t-il dans les comptes publics? a-t-elle demandé.
Noah Jarvis, directeur pour l’Ontario de la Fédération canadienne des contribuables, a remis en cause l’argument selon lequel le montant de l’indemnité de résiliation devait rester confidentiel pour des raisons commerciales.
Ils ont résilié le contrat pour des raisons non commerciales, a déclaré M. Jarvis en entrevue. Les contribuables méritent de savoir comment leur argent est dépensé.
Avec les informations de La Presse canadienne


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