Depuis 2022, la finance durable traverse une phase de ralentissement. La hausse des taux, les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques ont conduit les investisseurs à revoir leurs ambitions. Pour autant, la finance durable n’a pas disparu. Elle s’est normalisée. Les grandes déclarations ont laissé place à des engagements plus ciblés et pragmatiques. L’investissement à impact, qui vise à générer – au-delà d’une performance financière – un bénéfice sociétal ou environnemental net, identifiable et mesurable, illustre particulièrement bien cette évolution. Sa promesse est exigeante: elle oblige à faire concorder l’intention de l’investisseur avec une transformation concrète de l’économie.
Cette exigence explique la rationalisation observée ces dernières années. Le nombre de fonds spécialisés a diminué, et les actifs se sont concentrés entre les mains d’acteurs disposant d’une expertise plus solide. Les acronymes relatifs à la durabilité et les initiatives nouvelles en ce sens se sont raréfiés, tandis que les politiques d’investissement et le reporting ont gagné en précision.


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