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Les joyaux privés des Habsbourg-Lorraine redécouverts dans une banque au Québec l’an dernier seront bientôt exposés au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). C’est ce qu’a confirmé Andrew Molson, administrateur des bijoux, au journal autrichien Salzburger Nachrichten.
Ces trésors historiques, incluant le célèbre diamant Florentin, ont été placés dans une fiducie canadienne par l'impératrice Zita en 1940, afin de protéger l'héritage familial. L’entrepreneur Andrew Molson en est l’administrateur.
Celle qui a été la dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, Zita de Bourbon-Parme, avait emporté les bijoux, dont le diamant jaune de 137,27 carats, lorsqu’elle s’est réfugiée à Québec avec ses enfants durant la Seconde Guerre mondiale.

L'impératrice Zita d'Autriche et son fils Otto
Photo : Gracieuseté de Tom Becker pour la famille Habsbourg
Elle aurait décrété à l’époque que personne au sein de la famille ne devait avoir accès aux bijoux et que les pièces devaient être exposées publiquement 100 ans après la mort de son mari, l'empereur Charles, écrit le journal.
La situation juridique des bijoux
En entrevue au Salzburger Nachrichten, Andrew Molson explique que, puisque la fiducie est régie par le droit du Québec, la collection n'est la propriété d'aucun descendant des Habsbourg individuellement. Sur le plan juridique, la propriété revient exclusivement à la Fiducie Saint-Joseph, une entité morale distincte, dont il a la responsabilité.

L'inestimable diamant jaune Florentin de Toscane sur sa monture d'origine fait partie des bijoux de la famille Habsbourg retrouvés au Québec.
Photo : Gracieuseté A.E. Köchert
Les bénéficiaires de la fiducie (trust) sont les descendants directs de l'ancien empereur Charles 1er et de l'impératrice Zita, explique-t-il. Il existe une séparation juridique stricte entre eux et la propriété de la fiducie. Les bénéficiaires ne possèdent pas les bijoux, n'y ont pas de libre accès et ne sont pas non plus autorisés à les vendre ou à en disposer sous quelque forme que ce soit, a-t-il expliqué au quotidien.
L’Autriche mène son enquête
Pour Andrew Molson, la démarche juridique lancée par le ministre autrichien de la culture, Andreas Babler, pour restituer les bijoux à l'Autriche, est vouée à l'échec.

L'impératrice d'Autriche aurait ordonné à l'époque d'interdire l'accès aux bijoux à sa famille, exigeant à la place qu'ils soient exposés au public 100 ans après la mort de son mari, l'empereur Charles.
Photo : Gracieuseté Tom Becker pour la famille Habsbourg
Le ministre a mis sur pied la Commission Florentine dans l'objectif de déterminer si ces bijoux appartiennent à l’État.
Le contexte juridique et historique des bijoux a été examiné de manière très minutieuse et détaillée, avec un résultat clair et cohérent. Sur le plan juridique, la collection est la propriété de la fiducie; ses bénéficiaires sont les descendants directs de l'ancien empereur Charles 1er et de l'impératrice Zita. Il n'y a donc aucun fondement juridique pour les revendications de tiers.
Le gouvernement autrichien prévoit dévoiler les conclusions de son enquête en septembre. Pendant ce temps, le gouvernement italien a également mentionné s’intéresser au Florentin de Toscane, qui a déjà appartenu à la famille de Médicis.


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