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L’Enfant lumière émeut pour sa première au Festival du cinéma international

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L'émotion et la fierté étaient palpables après la diffusion du documentaire L'Enfant lumière, au 45e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

À la demande du mécène derrière la statue L'Enfant lumière, Luc Paquet, le processus de création de l'œuvre de Karine Berthiaume a été documenté par le cinéaste Dominic Leclerc.

Sur une période d'un peu plus de trois ans, le réalisateur a suivi l'artiste visuelle à travers les différentes étapes de création de cette nouvelle emblème rouynorandienne.

Karine Berthiaume devant une maquette de sa réalisation dans un atelier.

Cette image tirée du documentaire montre l'artiste Karine Berthiaume avec un modèle réduit de la statue.

Photo : Gracieuseté - Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

De la conceptualisation à l'installation périlleuse de l'œuvre, en passant par son transport à travers le Québec, le public découvre tout le travail, les défis et les remises en question derrière son arrivée dans le lac Osisko.

On voit oui l'ampleur du travail, mais l'ampleur d'une collectivité qui se met ensemble pour réaliser quelque chose, et ça on le comprend en voyant le documentaire, souligne Karine Berthiaume, qui l'a découvert en même temps que tout le monde dimanche après-midi.

Dominic Leclerc, Karine Berthiaume et Luc Paquet devant l'affiche du documentaire L'Enfant lumière.

Le réalisateur Dominic Leclerc, l'artiste visuelle Karine Berthiaume et le producteur Luc Paquet après la projection de L'Enfant lumière.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Luc Paquet, président de la Fondation Youkali qui a financé la création de la statue et du documentaire, s'émeut toujours de voir ce que ce projet a pu accomplir.

J'ai été très ému, moi aussi c'était la première fois que je le voyais, c'est un choix que j'ai fait. L'Enfant lumière est au-delà de mes espoirs. Il représente l'espoir dans un monde de schismes. J'aime à penser qu'il y a un grand schisme ici et l'œuvre est rassembleuse, tout le monde la trouve belle. Tout le monde s'identifie et ça va être un point tournant selon moi, qui va faire en sorte qu'on va pouvoir réconcilier les gens, témoigne-t-il.

Une statue d'enfant embrassant un oiseau, avec des bras en branches d'arbre, au milieu d'un lac.

L'Enfant lumière de l'artiste Karine Berthiaume, sur le lac Osisko à Rouyn-Noranda. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Le réalisateur Dominic Leclerc a réussi à résumer trois ans de travail dans un film de 44 minutes. Il souhaite lui aussi montrer que le projet a pu créer des rapprochements que l'on n'aurait pas crus possibles.

C'est une grande histoire de persévérance de Karine, mais aussi, c'est beau de voir comment Karine a voulu travailler avec des gens d'ici. Il n'y a pas de spécialistes d'œuvres d'art, à part l'atelier de bronze à Inverness. Elle a travaillé avec Peintures Dion, elle a travaillé avec Audet & Knight, souligne-t-il.

L'œuvre est suspendue dans les airs sur une barge qui se fait pousser par un bateau. Nous sommes au crépuscule.

L'Enfant lumière est parti de la presqu'île du lac Osisko pour se rendre au socle lors de son installation, en août 2025. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly

Le travail des employés d'Audet & Knight est d'ailleurs mis de l'avant dans la dernière partie du film, un choix que Dominic Leclerc a fait pour illustrer la force de la communauté.

Il y a quelque chose de beau là-dedans, parce que c'est comme la rencontre d'un milieu ouvrier plus traditionnel avec l'art. Il y a comme un pont entre des univers qui peuvent avoir l'air opposés, mais que finalement, il y a quelque chose de rassembleur, et c'est encore une fois à l'image de cette œuvre-là, appuie le réalisateur.

Une journée occupée

La charge émotive était déjà élevée en cette première journée du mois de novembre, suivant la projection du film Paquet de troubles. Le premier long métrage de Myriam Guimond illustrait la réalité des personnes vivant avec la schizophrénie et leur famille, avec une performance bouleversante de Zachary Kaddouri-Champagne.

L'équipe du film Paquet de troubles sur la scène du Théâtre du cuivre.

Le film Paquet de troubles a été présenté en grande première au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

En avant-midi, les familles avaient rendez-vous au Ciné-Muffin. L'équipe du film Hantée a proposé ce long métrage, déjà à l'affiche en cinéma, en ce lendemain d'Halloween.

Au même moment, Radio-Canada présentait le traditionnel brunch-conférence, animé par Martin Guérin, qui mettait en vedette la productrice Denise Robert et le réalisateur et scénariste Louis Bélanger.

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