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Une grande brocante s'est tenue à Halifax, surnommée « la plus grosse vente de garage au monde ». Ce n'est qu'un nom et aucun record Guinness n’était en jeu, pourtant l'événement a attiré plus de 3000 personnes samedi, selon son organisateur.
John Joseph Mackay organise ce genre de marché aux puces à Halifax et à Moncton.
C'est un véritable expert : chiner dans les friperies et chez les antiquaires est l'œuvre de toute une vie pour celui qui vend des objets usagés depuis l'âge de sept ans.

Une grande brocante organisée à Halifax a attiré plus de 3000 curieux samedi.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Au fil des décennies, bon an, mal an, il a remarqué que ce sont souvent les mêmes raisons qui mobilisent les gens.
S'il admet que la pratique du thrifting, ou chinage, a particulièrement la cote en ce moment — Ça devient plus populaire quand l'économie va moins bien, indique-t-il —, le simple désir de faire des économies n'est pas la seule force motrice de ce milieu. Les visiteurs ont d'autres motivations.
Ça s'aligne avec les valeurs des gens aujourd'hui : réduire les déchets, conserver et réutiliser.
Le véritable moteur de cette foire, c'est en fait la quête de la perle rare.
Trouver quelque chose de stylé qu'on ne peut pas répliquer, comme une paire de jeans des années 1970... tu ne peux pas en trouver autrement, dit John Joseph Mackay.

Cassy a acheté des photos d'archives de bâtiments aujourd'hui disparus de Springhill.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
L'engouement s'explique aussi par un autre facteur : elle éveille la nostalgie. Pour quelques dollars, Cassy a acheté des photos d'archives d'un bâtiment de sa ville, Springhill, des bâtiments aujourd'hui disparus.
Ça va faire plaisir à mes parents, explique-t-elle.

Michel Le Bouthillier collectionne des artéfacts des deux Guerres mondiales.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Le vendeur Michel Le Bouthillier, quant à lui, collectionne et vend des artéfacts des deux Guerres mondiales.
On augmente notre collection et on vend ce qui a moins de valeur pour nous autres.
Lui, comme bien d'autres vendeurs, admet qu'il est souvent plus facile d'acheter et de collectionner que de vendre. Mais les ventes sont nécessaires pour que sa petite entreprise continue.

Pat Sears, a acheté un ancien appareil photo lors du marché aux puces d'Halifax, un objet qu'elle compte transformer en lampe.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Une visiteuse, Pat Sears, a acheté un ancien appareil photo. Elle ignore s'il fonctionne, mais cela n'a aucune importance.
Je vais le transformer en lampe!, dit celle qui confie chercher des trésors cachés et avoue magasiner en l'absence de son mari. J'accumule trop d'objets, ça le décourage parce que j'ai rempli la maison de bric-à-brac, dit-elle en riant.
En revanche, elle vit pleinement sa passion pour le bricolage à travers ses trouvailles.
Balayant la grande brocante du regard, John Joseph Mackay affirme ne pas faire énormément de profits en organisant ces événements. C'est véritablement la passion qui le mobilise. Il compte bien continuer d'organiser ces événements, sachant qu'il fait bien des heureux. Car au fond, la nostalgie n'a pas de prix.


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