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Des centaines d’élèves francophones, qui fréquentaient les différentes écoles du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) de la Nouvelle-Écosse dans la région acadienne de Clare, sont depuis quelques jours tous rassemblés sous un même et nouveau toit, l’école Baie-Sainte-Marie, dont ils sont très fiers.
J’étais ici quand les élèves sont rentrés pour la première fois, et les visages, l’émerveillement de rentrer dans une nouvelle école, c’était exceptionnel, un succès complet, affirme Michel Collette, le directeur général du CSAP.
Construite sur le site de l'ancienne école Jean-Marie-Gay, à Saulnierville, la nouvelle école primaire remplace quatre écoles primaires vieillissantes de la communauté acadienne dont les écoles Saint-Albert et Jean-Marie-Gay, fermées en 2018, ainsi que Joseph-Dugas et Stella-Maris, qui ont fermé à la fin de l’année scolaire 2026.

Monique Tufts, la directrice de la nouvelle école Baie-Sainte-Marie, était anciennement directrice de l'école Stella-Maris.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Ces quatre anciennes écoles étaient toutes âgées d'au moins un demi-siècle au moment de leur fermeture.
Le contraste est immense, explique Monique Tufts, la directrice de la nouvelle école qui était directrice auparavant de l’école Stella-Maris. C’est vraiment différent. Notre autre petite école, c’était juste un corridor, une rangée avec des classes de chaque côté. Maintenant, c’est tout ouvert, dit-elle.

Ashley Maillet, une ancienne élève de l’école Stella-Maris, et Eli Melanson, ancien élève de l’école Joseph-Dugas, apprécient beaucoup leur nouvelle école. Ils aiment le fait d'être plus nombreux sous un même toit, alors que leurs anciennes écoles avaient plus de 50 ans.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Les élèves s’ajustent. C’est super cool! Il y a des couleurs différentes dans notre école. Tu as besoin de marcher un peu plus [parce que l’école est plus grande] mais c’est correct, souligne une élève, Ashley Maillet.
Les aires ouvertes, c’est ce qui plaît le plus à Eli Melanson, qui fréquente aussi la nouvelle école. L’année passée, dans les corridors, c’était trop smooshed, fait-il remarquer. Cette école-ci est vraiment plus grande. On a une grande cafétéria. Avant, notre cafétéria était dans le gymnase, ajoute cet élève qui fréquentait auparavant l’école Joseph-Dugas.
Cette année, on a une plus grande classe que l’année passée. L’année passée, à Joseph-Dugas, il y avait juste 12 élèves et 3 gars [dans ma classe].
Fini les écoles primaires de quartier dans cette région acadienne du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Tout est désormais centralisé, de la garderie à la sixième année. C’était excitant de savoir qu’on allait avoir une belle grande école, plus ou moins au milieu de la communauté, là où tous les élèves peuvent être ensemble, explique Monique Tufts.
Avec ce projet, le CSAP a tenté d’atteindre une masse critique d’élèves. La force du nombre ouvre la voie à de nombreuses possibilités d’activités, précise le directeur général Michel Collette.

Plusieurs élèves et membres du personnel affirment que le contraste avec les anciennes écoles est immense, soulignant tout particulièrement l'espace disponible dans le nouvel établissement.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Nos statistiques sont très claires : une des raisons pour lesquelles les élèves quittent le CSAP, c’est la question [du manque] de clubs et de comités et de sports, reconnaît-il. Donc, en consolidant les deux écoles, on peut avoir plus d'équipes sportives. Ça devrait vraiment avoir un impact sur la rétention.
La rentrée scolaire a sonné la fin d'une attente de 10 ans pour ce projet, dont l'annonce initiale par la province remontait à 2016.

Michel Colette, directeur général du Conseil scolaire acadien provincial de la Nouvelle-Écosse, était présent lors de l'ouverture de la nouvelle école Baie Sainte-Marie.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Au cours des dernières semaines, le CSAP a aussi inauguré la nouvelle école primaire Mer et Monde, à Halifax.
La direction du conseil scolaire dit qu’il y a encore du travail à faire pour offrir aux jeunes francophones de la province la même chose que ce qui est offert aux élèves anglophones.
Je ne pense pas que l'équivalence réelle existe dans la province au complet. Je pense qu’il y a des exemples de réussite, et ceci en est un, indique Michel Collette. Ceci étant dit, je pense qu'il manque des écoles dans l'ensemble de la province : à la Baie [Sainte-Marie], à Halifax et au Cap-Breton. Mais il n'y a aucun doute que cette école est un pas dans la bonne direction.


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