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Pour Jessiane Belair, l’écriture n’est pas seulement une passion, c’est aussi le levier qui lui permet de bâtir son avenir chez elle, à Hearst. L’élève de 12e année de l’École secondaire catholique de Hearst figure parmi les lauréats de la 20e édition du Concours national de rédaction de l’organisme Le français pour l’avenir.
La nouvelle est tombée un vendredi après-midi, juste avant la fin de ses cours. Je ne m’attendais pas à ça. J’ai reçu un courriel […] j’étais vraiment surprise et vraiment contente, raconte-t-elle.
Le courriel lui annonçait une bourse de 4000 $, versée à raison de 1000 $ par année, pour ses futures études postsecondaires à l’Université de Hearst en administration des affaires.

Jessiane Belair est en 12e année à l’École secondaire catholique de Hearst.
Photo : Fournie par Jessiane Belair
Comprendre avant de répondre
Le thème du concours de cette année, Faire, écouter ou parler ? , a tout de suite résonné chez Jessiane.
Dans son texte de 750 mots intitulé Comprendre avant de répondre, elle a choisi de défendre l’écoute, une qualité qu’elle juge trop souvent reléguée au second plan dans notre société.
Une personne qui écoute vraiment voit plus loin que les mots. Elle remarque les détails, les hésitations, les émotions, écrit-elle.
Sa réflexion s’est illustrée parmi les 639 rédactions soumises au concours à travers le pays.
Grâce à sa plume, elle obtient ainsi l’une des 49 bourses attribuées à l’Ontario, sur un total de 100 prix offerts à l’échelle nationale.
Choisir son Nord natal
Pour Jessiane, ce prix vient aussi confirmer son choix de poursuivre ses études dans le nord de la province, à Hearst.
C’est ma ville où je suis née, j’ai grandi ici et c’est bon d’encourager ma communauté.
Après ses études, son choix de carrière s’arrête lui aussi à Hearst, où elle aspire à devenir enseignante au primaire.
Elle encourage d’ailleurs ses pairs à ne pas s’imposer de limites : On pense que nos chances sont minces parce qu’on vient d’une petite place, mais finalement, oui, c’est possible de gagner, conclut-elle.


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