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L’Allemagne cherche des alternatives aux Tomahawk américains qui pourraient ne plus êtres stationnés sur son sol

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Publié le 13 mai 2026 à 12:00. / Modifié le 13 mai 2026 à 13:02. 3 min.

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La nouvelle n’est toujours pas officialisée par Washington mais, à Berlin, on se fait peu d’illusion. Les Etats-Unis de Donald Trump ne stationneront certainement pas de missiles de moyenne et longue portée Tomahawk, de missiles hypersoniques de type Dark Eagle et de missiles antiaériens SM-6 en Allemagne, comme l’avaient pourtant annoncé en 2024 l’ex-président américain Joe Biden et l’ex-chancelier Olaf Scholz. Ces systèmes auraient dû arriver dans l’ouest du pays dans le courant de l’année. Lors d’un récent entretien télévisé, le chancelier Friedrich Merz a reconnu que son homologue, Donald Trump, n’avait jamais évoqué le sujet. Il ne l’a d’ailleurs pas non plus fait lorsqu’il a annoncé, il y a 2 semaines, retirer «bien plus que 5000 soldats» basés en Allemagne.

Si Berlin se dit peu surpris sur le fond, la probable non-installation de missiles balistiques américains suscite des critiques. Car ces systèmes, centraux pour la dissuasion européenne, étaient une réponse à l’installation, depuis 2018, par la Russie de missiles Iskander dans l’enclave de Kaliningrad. Conçu comme transitoire, ce soutien américain était destiné à combler le vide sécuritaire existant, le temps que les Européens disposent de leurs propres systèmes de frappe en profondeur, au plus tôt d’ici à 2030. A cette mauvaise nouvelle s’en ajoute une autre: la procédure lancée l’été dernier par Berlin d’achat de 400 Tomahawk est certes toujours en cours mais pourrait ne pas aboutir, dans le contexte actuel de guerre en Iran. «Les Etats-Unis en ont eux-mêmes besoin», a reconnu Friedrich Merz.

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