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Après la visite de l’inspection du travail lundi, les lignes de production ont recommencé à tourner dans l’usine Lustucru Frais de Genis Laval. Les syndicats dénoncent «les responsabilités accablantes» de la direction après la mort d’un jeune ouvrier intérimaire vendredi.
Passer la publicité Passer la publicitéLes lignes de production ont recommencé à tourner. L’activité a progressivement repris ce jeudi matin sur le site Lustucru Frais de Saint-Genis-Laval (Rhône), a annoncé la direction du groupe. Elles étaient arrêtées depuis le décès d’un ouvrier intérimaire d’une vingtaine d’années vendredi dernier, happé dans un laminoir à pâtes dans cette usine de 150 salariés située en banlieue de Lyon.
«Depuis lundi après-midi, l’inspection du travail a validé la possible reprise de l’activité sur le site de Saint-Genis-Laval, assure la direction dans son communiqué. La journée de mardi a été consacrée à l’information des élus de tous les sites de Lustucru Frais. La journée de mercredi a été dédiée à des temps d’échange et d’hommage à la victime sur le site de Saint-Genis-Laval». Après une phase de nettoyage, seule la production de farce sera relancée «dans le strict respect des règles de sécurité», précise l’entreprise.
«Non-conformités»
Les syndicats avaient largement critiqué ces derniers jours «la gestion imposée par le patronat aux travailleurs dans les usines agroalimentaires». «La direction doit être mise devant ses responsabilités accablantes», insistait la CGT. Évoquant «drame de l’exploitation capitaliste», elle exigeait «la mise en conformité de toutes les machines» et «les réparations de toutes les non-conformités présentes dans l’usine», comme préalable à la reprise d’activité.
«La sécurité de nos collaborateurs a toujours été et demeure une priorité absolue de l’entreprise», avait indiqué la direction de Lustucru un peu plus tôt dans la semaine, présentant ses condoléances à la famille et aux proches de la victime. L’entreprise refuse pour l’heure de communiquer sur les circonstances du drame. Elle dénonce néanmoins «de fausses informations (…) transmises par des personnes extérieures à l’entreprise», sans plus de précisions.
Un soutien psychologique a été mis en place, tandis que les procédures d’investigation se poursuivent. Une enquête pour «homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail» avait été ouverte par le parquet de Lyon et confiée à la gendarmerie de Saint-Genis-Laval, avec le concours de l’inspection du travail. Elle devra faire toute la lumière sur les circonstances de l’accident.


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