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RÉCIT - Forcé par les siens à la démission ce lundi, le dirigeant travailliste manquant de charisme n’a jamais réussi à imposer une vision claire et convaincre l’opinion.
Lors de son entrée au 10, Downing Street, à l’été 2024, Keir Starmer avait assuré être en piste pour deux mandats. Il n’aura même pas terminé la moitié du premier. Celui qui portait les espoirs d’une gauche anglaise retrouvant le pouvoir après 14 années de purgatoire, a vite déchanté. Son camp et son pays avec lui. Après moins de deux années au pouvoir, son gouvernement travailliste était l’un des plus impopulaires de l’histoire récente britannique. Le voilà forcé par les siens de jeter l’éponge.
La performance est ironiquement saluée et l’on ne peut que répondre partiellement à l’énigme. Comment, après un tel raz-de-marée électoral, peut-on tomber aussi bas, aussi rapidement ? Le 4 juillet 2024, Starmer et les siens remportent une victoire écrasante aux législatives, avec 411 sièges sur 650 à la Chambre des communes. Le dirigeant travailliste promet un grand «renouveau national». Trois gros mois plus tard, son étoile a déjà fortement pâli. Mesures impopulaires, polémique sur son train…


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