Jordan Bardella qui doit faire face seul au tsunami de critiques, y compris à droite et à l’extrême droite, à la suite de sa promesse signée avec Nigel Farage de reprendre les migrants de la Manche déboutés par le Royaume-Uni quand il sera au pouvoir. Jordan Bardella dont la ligne économique libérale est enterrée par Marine Le Pen, notamment sur la retraite à 62 ans, mais qui maintient sa différence. Jordan Bardella qui, selon Libération, claque la porte d’une réunion de travail au RN en lâchant «c’est elle ou moi» à propos d’une réintégration en belle position de Marion Maréchal, la nièce rebelle de Marine Le Pen. Jordan Bardella qui perd un à un tous ses proches au sommet de l’équipe de campagne. Bref, Jordan Bardella qui se fait remettre à sa place après s’être longtemps vu comme co-leader du Rassemblement national voire président de la République. S’il essaye visiblement tant bien que mal de faire un peu de résistance, chaque jour de cette rentrée semble devoir amener sa petite anecdote dans la presse française qui confirme la progression de cette disgrâce très mal vécue.
Début juillet, au lendemain du coup de théâtre judiciaire et politique qui a replacé Marine Le Pen dans la position de candidate du parti pour l’élection présidentielle, Jordan Bardella devait réenfiler ses habits de «simple» aspirant premier ministre. Malgré son jeune âge et sa carrière politique qui devrait être devant lui, il l’a fait en boudant. Et ça s’est vu. Depuis lors, la spirale de la défaveur semble ne plus pouvoir s’arrêter.


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