Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Jumeaux numériques, la promesse d’une ville efficace

3 month_ago 27

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Dans ses bureaux de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, l’équipe de l’entreprise Jakarto a accès à une reproduction dans les moindres détails des rues de 150 villes canadiennes. Ces espaces virtuels permettent d'accéder au réel sans avoir à mettre le nez dehors, une façon de faire plus avec moins, selon plusieurs villes qui ont commencé à les utiliser.

Pour créer ces espaces virtuels, Jakarto circule dans chaque rue et chaque ruelle d'une ville avec des véhicules qui rappellent ceux qu'emploie Google Maps. Lorsqu'on combine les données récoltées, on obtient ce qu’on appelle communément le jumeau numérique d’un territoire.

On fait une reproduction 3D, donc avec une vue sphérique 360 degrés, explique le directeur du développement des affaires de Jakarto, Martin Carpentier.

Camionnette sur laquelle sont installés des instruments de mesure.

Il faut environ un mois aux véhicules de Jakarto pour numériser toutes les rues d'une ville comme Laval.

Photo : Radio-Canada / François Joly

Ce jumeau numérique peut ensuite être exploré au moyen d'une interface qui rappelle celle d'applications telles que Google Street View ou encore Waze. Les villes peuvent alors y prendre des mesures précises ou encore afficher des données, comme l'emplacement des nids-de-poule ou la présence d'éléments de signalisation.

On a des LIDAR [de l'anglais laser imaging detection and ranging, pour télédétection par laser] sur nos véhicules qui prennent deux millions de points à la seconde, ce qui permet par ailleurs d'avoir une qualité d'ingénierie lorsqu'on veut prendre des mesures, par exemple calculer une distance, un niveau de pente dans une rue ou des choses comme ça, ajoute Martin Carpentier.

En intégrant ces données à des algorithmes d’intelligence artificielle, l’équipe de Martin Carpentier peut aussi générer l'inventaire des équipements d'une ville, qu’il s’agisse des panneaux de signalisation ou des bornes-fontaines, ou encore de l’état des chaussées.

Par exemple, les villes de Laval et de Mascouche ont fait appel à Jakarto pour compter tous les arbres sur leur territoire.

Carte montrant des zones rouges et vertes correspondant à la présence ou non d'arbres.

Une carte du couvert forestier de Laval réalisée par Jakarto

Photo : Radio-Canada / François Joly

Une telle tâche aurait normalement été hors de la portée d’une ville de taille moyenne comme Mascouche, selon Martin Fafard, chef de la division de géomatique de la Municipalité.

Si je pense à l'inventaire de la signalisation routière, ça aurait pris des mois à faire ça, à coder tout ça. C'est facile pour une ville de perdre le fil parce qu'il y a beaucoup de modifications sur la signalisation routière, précise-t-il.

Aussi, le fait que les employés de la Ville n’aient pas à se déplacer pour procéder à des vérifications, par exemple pour approuver les dimensions d’un affichage commercial, génère des économies substantielles, d'après lui.

Faciliter la communication avec les citoyens

Outre Jakarto, des entreprises se basent plutôt sur des données aériennes ou par drone pour générer ces espaces urbains virtuels. D'autres se servent aussi des données déjà collectées par les villes. Les façons de créer ces jumeaux numériques sont multiples, tout comme leurs usages.

Vue aérienne de la ville de Laval avec des bâtiments de différentes couleurs.

La maquette numérique de la ville de Laval. En bleu, les projets déjà planifiés, et en rose, les projets possibles.

Photo : Ville de Laval

Laval a commandé, pour sa part, une maquette numérique de son centre-ville à la firme Livya afin de visualiser les nombreux projets de développement en cours de planification et de réalisation.

Je pense qu'on voit un bel avenir, parce qu'il y a beaucoup de fonctionnalités qui peuvent être développées, indique le maire Stéphane Boyer.

Par exemple, on peut utiliser un jumeau numérique pour faire des consultations publiques avec les citoyens en cas de changement de zonage ou de réflexion sur l'avenir d'un quartier.

Combien ça coûte?

À Mascouche, Jakarto effectue chaque année un relevé de toutes les rues de la ville. Les fonctionnaires peuvent ensuite consulter les données par le biais de la plateforme Jakartowns. La Municipalité déboursera 31 618,13 $ cette année pour ce service, un coût amplement justifié par les économies réalisées, de l'avis du chef de la division de géomatique, Martin Fafard. Laval, de son côté, a déboursé 199 380,45 $ pour le décompte de ses arbres, et près de 50 000 $ pour la maquette numérique de son centre-ville.

Entre utilité, efficacité et sécurité

Le maire de Laval met cependant les gens en garde contre un abus d'enthousiasme technologique. Il faut faire une analyse rigoureuse avant chaque projet. L'idée, ce n'est pas d'adopter une technologie juste pour adopter une technologie, prévient-il.

François William Croteau, ancien maire de Rosemont–La-Petite-Patrie et PDG de l'Institut de la résilience et de l'innovation urbaine, abonde dans le même sens. Il ajoute d’ailleurs que de nombreuses villes, dont Montréal, disposent déjà de plans précis de leur territoire, lesquels incluent des données de géolocalisation.

Il faut toujours faire attention lorsqu'on ajoute de nouvelles couches d'applications numériques alors qu'on en a déjà beaucoup. Ça peut amener des coûts supplémentaires, explique l’ancien élu.

Ce sont de belles solutions, mais encore faut-il s'assurer que ça soit intégré aux systèmes qui sont déjà en place pour que ça soit utile réellement dans le quotidien des personnes qui auront à les utiliser.

Tous invitent d’ailleurs les villes à ne pas devenir dépendantes d’une seule entreprise pour la livraison de services essentiels à leurs citoyens.

En ce qui a trait à la propriété des données, lesquelles sont, par ailleurs, stockées à Montréal, le directeur du développement des affaires de Jakarto se veut rassurant.

Les villes vont demeurer propriétaires des inventaires qu'elles auront acquis. Quand une ville nous commande un inventaire de signalisation routière, de végétation ou d’état de la chaussée, par exemple, on lui envoie un fichier qui devient sa propriété.

Martin Carpentier dans les bureaux de Jakarto.

Martin Carpentier précise que la réalisation d'un jumeau numérique peut prendre quelques semaines.

Photo : Radio-Canada / François Joly

À quand un jumeau de Montréal?

Parmi les villes qui sont des adeptes des jumeaux numériques se trouve une grande absente : Montréal.

Selon Martin Carpentier, les défis sont administratifs plutôt que techniques. Son entreprise compte d’ailleurs Toronto parmi ses clients. Je pense qu'il y a des enjeux de gouvernance. Il y a des arrondissements qui seraient prêts à aller de l'avant, mais c'est toujours un enjeu de responsabilité.

La nouvelle mairesse Soraya Martinez Ferrada avait promis d’y avoir recours si elle était élue. La Ville a d’ailleurs lancé un chantier d’expérimentation au centre-ville pour tester les usages des jumeaux numériques.

Un appel à projets vient d'être finalisé afin de permettre à la Ville d’initier de nouvelles démarches innovantes et de guider la mise en œuvre progressive d’un projet de jumeau numérique, précise par courriel le relationniste Hugo Bourgoin.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway