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Renée Lévesque-Gauvreau venait à peine d’arriver en Alberta, en 1997, quand on lui a offert de s’impliquer au sein de l’organisation des Jeux francophones de l’Alberta (JFA).
J’avais étudié en récréologie et je pense qu’ils étaient intéressés par mon expertise, se souvient celle qui est membre du comité organisateur des 32e JFA.
Je n’ai pas compté, mais je pense que j’ai dû jouer un rôle dans l’organisation de 20, peut-être même 23 éditions des Jeux, affirme-t-elle.
Et on ne parle ici que des JFA, car Renée a aussi été membre de l’équipe de mission albertaine lors des Jeux de la francophonie canadienne en 1999 à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, et en 2002 à Rivière-du-Loup, au Québec.
Je n’ai jamais vraiment arrêté avec les jeux, car, même pendant les quelques années où j’ai quitté l’Alberta pour aller vivre et travailler à Ottawa, j’étais responsable du dossier des Jeux de la francophonie canadienne à la Fédération de la jeunesse canadienne-française, ajoute-t-elle.
Si elle est tombée en amour avec les JFA, c’est qu’elle a rapidement constaté l’impact que les jeux avaient sur la construction identitaire des jeunes participants.
Je suis toujours très émue lors des cérémonies d’ouverture, de voir toute cette fierté chez les jeunes, ce sentiment d’appartenance qu’ils ont pour leur zone. Ils semblent avoir tellement de plaisir que ça donne le goût de continuer.
Renée comprend bien l’importance de la construction identitaire chez les jeunes, car elle a grandi au Nouveau-Brunswick, une province bilingue, mais où les francophones doivent constamment travailler pour ne pas être oubliés.

Renée Lévesque-Gauvreau a reçu le prix Ambassadeur sportif des mains du président de la Fédération du sport francophone de l'Alberta, Denis Fontaine.
Photo : Valérie Gilbert
Son implication auprès des jeunes francophones et francophiles de la province a été remarquée. C’est pour cela que la Fédération du sport francophone de l’Alberta, (FSFA), lui a remis vendredi le prix Ambassadeur sportif.
C’est gênant… mais je suis super reconnaissante. J’ai du plaisir à travailler avec la FSFA et je suis heureuse qu’on reconnaisse mon travail, même si ce n’est pas pour ça que je le fais, a confié Renée Lévesque-Gauvreau.
Une passion contagieuse
La fille de Renée, Chloé Gauvreau, se souvient qu’elle était très jeune quand elle a été introduite aux Jeux francophones de l’Alberta.
Ma mère m'amenait toujours avec elle et je faisais des tâches comme bénévole, même si je n’avais que huit, neuf ou dix ans, se souvient-elle. J’avais hâte de pouvoir y participer à mon tour.
Chloé était en huitième année quand elle a pris part aux Jeux pour la première fois.
Ça a vraiment été un moment WOW! un grand moment de fierté de voir tous ces francophones réunis et de faire partie de ce groupe.
Après avoir participé aux Jeux à cinq reprises, Chloé a décidé de jouer un rôle important en devenant co-cheffe de mission pour la délégation d’Edmonton.
Cette année, elle en est à sa cinquième participation à ce titre. Une des choses qu’elle aime particulièrement de ce rôle est que l’essentiel du travail doit être fait en amont des Jeux.
Il faut recruter les participants et les entraîneurs, organiser des camps de sélection et faire la liaison avec le comité organisateur. Une fois que les Jeux commencent, le gros du travail est fait et je peux profiter de la fin de semaine comme si j’étais une participante, dit Chloé avec un sourire.
Bien qu’elle affirme n’avoir jamais mis de pression sur sa fille, Renée Lévesque-Gauvreau est très fière de voir Chloé marcher dans ses pas. Elle mentionne qu’elle et sa fille ne vivent pas de la même manière les semaines qui précèdent l’événement.
Elle est excitée et parle toujours des Jeux, moi je deviens nerveuse et j’essaie de penser à ce qu’on pourrait avoir oublié.
Après cinq années comme cheffe de mission, Chloé, maintenant enseignante à plein temps, se sent prête à passer à une autre étape, mais pas à cesser son implication au sein des Jeux.
Je ne sais pas si je serai de retour comme cheffe de mission, peut-être une autre année, je verrai, mais si je ne suis pas cheffe de mission, je serai quelque part aux alentours, c'est certain.


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