Le petit bonhomme ne doit pas avoir 10 ans et dans quelques heures, il a école. Minuit passé et il chemine, maillot de hockey trop grand sur les épaules, en direction du parking. Un peu plus d’une heure plus tôt, père et fils ont dû se lever d’un même bond puis se tomber dans les bras lorsque Gottéron a battu Rapperswil au bout de la prolongation du septième et dernier match d’un quart de finale de play-off plus incertain qu’escompté. «Il s’en rappellera toute sa vie», justifie, sans doute auprès de la maman, son papa au téléphone.
Scène classique de transmission d’une passion sportive, peut-être encore plus dans le canton de Fribourg qu’ailleurs: même ceux qui n’ont jamais mis les pieds à la patinoire et ne peuvent citer le moindre joueur de l’effectif soutiennent Gottéron. Plus qu’un club, c’est un morceau de patrimoine, aussi sûrement installé dans les cœurs que le Moléson à l’horizon et la fondue moitié-moitié dans le caquelon.


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