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Treize heures de direct ininterrompu. C’est le marathon journalistique qu’a vécu Jean-Luc Mongrain le 11 septembre 2001. Celui qui était chef d’antenne chez TQS revient sur cette journée marquante et nous replonge dans l'ambiance de cette salle de nouvelles.
Il se rappelle du moment précis où il a appris la nouvelle. Je pars en courant vers la salle des nouvelles et je dis au réalisateur : ''Je pense qu’on devrait entrer en ondes parce que je pense que c'est une journée qui est loin d’être terminée''. Et c’est ce qui est arrivé de 9 h 20 à peu près jusqu’à la fin de la journée.
Le travail précède le drame. Le service public, on doit continuer à faire ce qu'on a à faire, c’est-à-dire informer les gens.
À neuf heures moins dix, personne ne connaît Al Qaeda, mais à 9 h 15, tout le monde connaît Al Qaeda.
À l'intérieur d’une toute petite équipe de nouvelles, il s’est créé un sentiment de solidarité, de collaboration, se rappelle-t-il. Les gens ont fait la journée au complet pour trouver le meilleur prochain invité, le meilleur prochain témoignage. Les gens appelaient à la station pour dire : ''J’ai mon fils à New York, je ne sais pas ce qui est arrivé''.
On a fait une journée de reportages avec des ressources tout à fait humbles, mais avec une sensibilité et une volonté d’expliquer aux gens ce qui se passe.
Il affirme avoir compris que le monde avait changé lorsque Jean Chrétien, le premier ministre du Canada à l’époque, annonçait l’ouverture des aéroports canadiens pour accueillir les vols en provenance des États-Unis ou d’ailleurs puisque le ciel américain était fermé.
Selon M. Mongrain, il y a une leçon à tirer de tout ça. Le journaliste avance que ce sont les conséquences naturelles lorsque des droits sont bafoués. « Trouver le positif, c'est l'angle qu'on avait choisi. »


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