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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Interrogé lundi toute la journée, l’ancien commando marine a reconnu sa violence, son goût des armes et sa « bravade ». Mais il continue de nier toute intention homicide. Les tirs contre Federico Martin Aramburu relèveraient d’un « réflexe militaire », et non d’un projet prémédité.
« Je me fous d’eux ! Je me fous d’eux ! » répète Loïk Le Priol, debout dans son box. Il veut convaincre la cour que, dans la nuit du 18 au 19 mars 2022, il n’est pas parti à la poursuite de Federico Martin Aramburu et de Shaun Hegarty avec l’intention de les tuer. Et que lorsqu’il les a finalement croisés, il était déjà passé à autre chose. Toute la journée, lundi, il défend cette version pied à pied. Face à lui, le président Franck Zientara cherche les failles d’un récit désormais parfaitement construit : celui d’un homme qui reconnaît avoir tiré et tué, mais refuse d’admettre qu’il l’avait voulu. À quelques jours du verdict, l’enjeu est essentiel, puisqu’il s’agit pour l’ancien militaire de 31 ans de faire tomber la préméditation et, avec elle, la qualification d’assassinat alors qu’il encourt la réclusion criminelle a perpétuité.
La matinée commence loin de la scène de crime et du boulevard Saint-Germain. Le président replonge l’accusé dans son passé. Son passage au…


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