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VIDÉO - Invitée dans «On refait la télé» samedi sur RTL, l’ancienne présentatrice de «Grand Journal» a une nouvelle fois été interrogée sur son départ tonitruant de la chaîne cryptée en 2016 qui s’est terminé aux prud’hommes.
Passer la publicité Passer la publicitéIl y a dix ans, Maïtena Biraben présentait son dernier «Grand Journal» sur Canal+ après avoir été limogée par le nouvel actionnaire Vincent Bolloré. Éric Dussart, qui recevait la journaliste samedi dans «On refait la télé», lui a passé l’extrait. L’animatrice connaît encore par cœur son discours d’au revoir et dit ressentir «de la peine». «J’aurai de la peine jusqu’à la fin de mes jours», ajoute-t-elle. Pour la quinquagénaire, Canal+ «était un bien collectif, un pan de culture qui nous appartenait, qui nous a fait hurler de rire, qui nous a initiés à la télévision passoire». «Canal était une idée une culture qui a apporté quelque chose à la société française et de le voir disparaître comme ça, c’était extrêmement douloureux et ça fait de la peine, oui», poursuit celle qui a aussi animé «La Matinale» et «Le Supplément» sur la chaîne cryptée.
À savoir si elle a mis du temps à se remettre de son départ, la réponse est mitigée : « Alors physiquement oui, puisque j’étais en vrac. Mais vraiment, j’accepte de perdre». Maïtena Biraben dit avoir «découvert la vie» pendant son année de chômage qui a suivi. «Ça a été l’une des plus belles années de ma vie, je vous le dis franchement», assure-t-elle en riant. «J’ai pu me reposer me requinquer, me refaire une santé, réfléchir, imaginer, avoir de l’énergie. Et j’ai créé une boîte qui aujourd’hui emploie 14 personnes».
Après deux ans sur RMC, elle fonde en effet Mesdames Production en 2019 avec Alexandra Crucq. Une société de production dont la plupart des émissions imaginées sont consacrées aux femmes et pour les femmes. Un investissement rendu possible grâce, en partie, à son procès gagné contre Canal+. En 2023, le groupe audiovisuel a été condamné, en cassation, à indemniser Maïtena Biraben à hauteur de plus de 3,4 millions d’euros. Son licenciement avait été jugé sans «cause réelle et sérieuse».
Ce n’est pas de l’indemnité c’est du salaire
Maïtena Biraben sur RTL«Est-ce qu’avec le recul, vous ne remerciez pas finalement Vincent Bolloré de vous avoir viré ?», s’est logiquement demandé Éric Dussart. «Non», réplique immédiatement l’invitée. L’animateur insiste : «Parce qu’avec ces 3,5 millions d’euros d’indemnités que vous avez perçus...». «Ah non, ce n’est pas de l’indemnité c’est du salaire, le coupe Maïtena Biraben. Si c’était de l’indemnité, je ne serais pas là, je vous le dis tout de suite. Et c’est taxé, la moitié va à l’État, tient-elle à souligner. Et c’est tout à fait normal». Éric Dussart reprend le fil de sa pensée : «Une somme conséquente néanmoins qui vous a aussi permis de lancer l’aventure Mesdames.»
« Oui, on est partis sur fonds propres avec Mesdames», est forcée de reconnaître l’ex-animatrice des «Maternelles» qui n’avait visiblement pas vu l’histoire de cette façon. «Oui, oui peut-être. Enfin de là à ce que vous arriviez à sortir de ma bouche un “merci”, ça, non. C’est arrivé à IiTélé, Canal+, JDD, ça arrive aujourd’hui chez Grasset, je ne peux pas dire merci», indique-t-elle sans jamais prononcer le nom de Vincent Bolloré.


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