Cet été, l’écoanxiété de Laura a atteint des sommets. Pour cause, elle se trouvait avec sa sœur et son conjoint chez ses parents à Biscarrosse, dans le sud-ouest de la France, région touchée par des incendies qui ont, en juillet, détruit 3600 hectares de forêt et conduit à l’évacuation de 30 000 habitants. Leur maison n’a pas été touchée, mais la famille a dû évacuer les lieux en raison de la toxicité de l’air. «A 5 heures du matin, les pompiers nous ont dit de partir, parce que ça devenait dangereux de respirer. J’ai pensé à toutes les personnes âgées, à celles qui ont des problèmes respiratoires, aux bébés», relate cette femme de 33 ans. «C’était une ambiance de fin du monde, entre le ciel devenu tout noir, les explosions de bonbonnes de gaz, le bruit des sirènes en continu, les hélicoptères, les avions Canadair, etc. C’était très violent à vivre», poursuit-elle.
Un épisode traumatique pour Laura, peu compatible avec une sexualité débridée, d’autant plus que son compagnon s’est montré peu affecté par la situation, ce qui a eu tendance à l’agacer. Laura a par ailleurs beaucoup souffert de la canicule à Marseille, où elle vit avec lui. Une réalité qui a eu un impact direct sur son quotidien et donc sur sa vie sexuelle. «Les températures ne baissaient pas la nuit, donc on avait très chaud et on était en mode «ne m’approche pas». Comme on avait du mal à se reposer, le manque de sommeil influait sur notre journée et on était plus irritables. C’était un peu un cercle vicieux. Donc il y a eu moins de sexe cet été et, au-delà des rapports sexuels, moins d’envie de se toucher.»


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