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Adjoint à la culture de la ville, Auguste Verola souhaite remplacer la structure artistique emblématique de la baie des Anges, installée au bord de la promenade des Anglais.
Passer la publicité Passer la publicitéUn symbole culturel et niçois ? Oui, mais en français ! C’est tout le moins ce que souhaite ardemment le deuxième adjoint au maire de Nice (Alpes-Maritimes), Auguste Verola. Ce dernier, chargé de la culture, était l’invité ce mercredi matin de la matinale de l’antenne locale de BFM Côte d’Azur. « Ça va peut-être choquer un peu les gens », a entamé l’élu, « mais j’aimerais que l’on supprime le “I Love Nice” du quai des États-Unis ».
La structure artistique, devenue un emblème de la capitale azuréenne, trône en effet sur l’esplanade Rauba-Capeù, le long de la promenade des Anglais, avec la mer Méditerranée en arrière-plan, et voit défiler nombre de touristes et de Niçois désireux de photographier un souvenir de leur venue. À la place, l’adjoint souhaite « un cœur et le nom de la ville de Nice », plutôt que le « #IloveNice » actuel - « J’aime Nice » en bon français. Et c’est là, justement, que le bât blesse pour Auguste Verola. « J’aimerais qu’on revienne à du français. Et qu’on mette cela un peu plus bas parce que ça coupe la perspective », justifie-t-il encore.
« J’y tiens beaucoup »
S’il dit avoir fait part de cette volonté au maire (UDR) Éric Ciotti, ce dernier n’aurait répondu qu’un simple « on va voir ». « Mais j’espère gagner là-dessus ! Le cœur, et Nice, j’y tiens beaucoup », s’enthousiasmait encore l’élu. L’installation avait été dévoilée au lendemain de l’attentat terroriste du 14 juillet 2016 - dont la ville s’apprête à commémorer cet été les dix ans -, afin de montrer la ville « unie face à la barbarie » et de « fédérer », selon les termes de la mairie d’alors, dirigée par Christian Estrosi.
En 2022, Nice avait tout de même été assignée en justice par une association de défense, entre autres, de la langue française, L’Observatoire des libertés. Celle-ci avait saisi le tribunal administratif, afin d’exiger - sans succès - le retrait de cet anglicisme, ou son remplacement par une version française.


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