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Depuis l’annonce du cessez-le-feu imposé par Donald Trump en octobre 2025, les frappes israéliennes ont causé la mort de plus de 1 100 Gazaouis. Parmi eux, près de 300 mineurs, selon l’Unicef, dont les quatre enfants de la famille Al-Masri, morts brûlés avec leurs parents dans l’incendie de leur maison touchée par un missile.
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A l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, imposé par les Etats-Unis, et dont l’entrée en vigueur a été annoncée le 10 octobre, Firas et Salsabeel Al-Masri, 33 ans tous les deux, pensaient que tout allait s’arranger, enfin. Pendant toute la durée de la guerre d’anéantissement menée par Israël contre la bande de Gaza, en réponse aux massacres du 7 octobre 2023 commis par le Hamas, les parents de cinq enfants avaient refusé de quitter leur maison dans le quartier de Sabra, à l’ouest de la ville de Gaza. Même quand, le 20 août 2025, Yumna, leur fille de 1 an, a été tuée par un tir de missile israélien, en pleine opération militaire dans la ville de Gaza, l’ingénieur en BTP et la professeure des écoles ont refusé de tout quitter pour vivre dans une tente de fortune, plus au sud. La fin théorique des bombardements israéliens sur l’enclave palestinienne, à l’automne 2025, les a mis en joie « comme des enfants », raconte aujourd’hui Ahmad Al-Masri, 33 ans, le frère de Firas, par WhatsApp – Israël interdit l’accès à la bande de Gaza à la presse internationale depuis octobre 2023. Le couple rêvait de reprendre des études.
« Mais, malheureusement, leur souffrance n’était pas terminée », poursuit Ahmad Al-Masri. Le 21 juillet, entre 2 heures et demie et 3 heures du matin, sans aucune alerte préalable, un missile israélien a touché la maison familiale, qui a instantanément pris feu. Le frère de Firas, qui vit juste à côté, a tenté de sauver Naim, Firyal, Salma et Amira, ses neveux et nièces de 14, 12, 10 et 6 ans, en vain. « Ils sont morts brûlés avec leurs parents, devant mes yeux, décrit-il. J’entends encore leurs cris. » Questionnée par les médias israéliens sur cette frappe aérienne, l’armée israélienne a simplement indiqué avoir visé un membre du Hamas. En moins de 24 heures ce même jour, six autres personnes ont été tuées dans la ville de Gaza, après une frappe aérienne et un tir de drone selon la Défense civile palestinienne.
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