Les organisations du secteur cinématographiques ont signé un accord avec Canal+ qui garantit un financement sur cinq ans. Toutefois Maxime Saada a confirmé sa position quant aux signataires de la pétition anti-Bolloré.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:18 | mis à jour aujourd'hui à 18:18 - Temps de lecture :

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L'accord signé lundi avec Canal+ garantissant près d'un milliard d'euros d'investissements pour le cinéma sur cinq ans a rassuré les organisations du secteur, qui y voient un moyen de garantir la diversité des oeuvres après la polémique qui a agité le dernier Festival de Cannes.

Dans un communiqué commun, la plupart des organisations de réalisateurs, producteurs, auteurs et distributeurs ont salué un accord « sans précédent ». Il permet de « préserver un modèle garantissant la diversité des oeuvres, la pluralité des regards et des esthétiques, le renouvellement des talents et des écritures, et la vitalité de l'ensemble de la filière », écrivent-elles.

Hausse du financement 

Cet accord était très attendu par le milieu du cinéma, puisque Canal+ est le premier financeur du 7e art en France. Il garantit 190 millions d'euros d'investissements par an dans le cinéma français et européen de 2028 à 2030, puis 205 millions en 2031 et 2032.

C'est mieux que les 160 millions promis pour 2026 et 170 millions en 2027. Surtout, il permet de « réaffirmer les fondamentaux de Canal qui finance des regards et des budgets différents depuis le début des années 1980 », a affirmé le président de la Société civile des auteurs réalisateurs producteurs (ARP), Jérôme Enrico.

Une tribune publiée pendant le Festival de Cannes dénonçant « l'emprise grandissante de l'extrême droite » dans le cinéma et visant le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+, avait provoqué la colère de son président, Maxime Saada. Ce dernier avait affirmé ne plus vouloir travailler avec les signataires de cette tribune, soulevant une vague d'inquiétude.

Pétition : « je reste sur ma position »

Mardi matin, en marge de la présentation des résultats semestriels de son groupe, le dirigeant a confirmé ses propos. « C'est 1% des gens qui ont signé cette pétition. Je reste sur ma position qui est que, si des gens portent préjudice à l'image de Canal+, on ne financera pas leur film », a-t-il martelé.

Initialement signé par 600 personnes, le texte a recueilli 3 000 signatures supplémentaires après les propos de Maxime Saada à Cannes, dont celles de quelques stars internationales (Javier Bardem, Ken Loach...) mais relativement peu de grandes figures du cinéma français.

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