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REPORTAGE - Le joyau du Moyen-Orient recommence à accueillir des visiteurs. Des Syriens pour la plupart, curieux de découvrir ou redécouvrir ses monuments romains en partie détruits par l’État islamique.
Le garçon a aperçu le bus avant tout le monde. Une fine ligne bleue dans la chaleur tremblante du désert. Il a quitté en courant la source où il se baignait avec d’autres. À ses bras, des colliers en os de chameau. Dans son sac, des paquets de dattes et des keffiehs de couleurs vives. « Vous êtes les premiers aujourd’hui », lance-t-il en rejoignant le groupe. La veille, à la même heure, trois groupes étaient déjà passés.
Après cinq heures de route depuis Alep, la grande ville du nord-ouest du pays, une cinquantaine de Syriens descendent du car avant de se disperser dans la cité antique, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1980. « C’est magnifique », s’extasie Siba Sherabi, 35 ans. La jeune femme n’était pas revenue à Palmyre depuis 2006. « Déjà à l’époque, j’avais cette impression d’une présence qui nous dépasse », dit cette éducatrice spécialisée.
Une centaine de touristes par jour
Depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, les touristes reviennent peu à peu à Palmyre. Une centaine par…


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