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Publié le 21/09/2026 21:55 Mis à jour le 21/09/2026 23:58
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Article rédigé par France 2 - A. Hanquet, R. Duroselle, P. Miette, V. Pedorych, O. Leuta, G. Shcherban. Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions
Cette ville de l'est du pays comptait 150 000 habitants avant la guerre. Aujourd’hui, sous les bombardements russes, ceux qui sont restés se résignent à partir. France 2 les a rencontrés.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ce matin-là, le bruit des bombes résonne dans le ciel de Kramatorsk, en Ukraine. La ville est à nouveau frappée par la Russie. Irina et ses quatre enfants ne voulaient pas partir, mais cette fois, il n'est plus question d'attendre. Pour sauver son fils de trois ans, qui n'a connu que la guerre, elle a finalement choisi de fuir. "Quand il y a des bombes planantes, je lui dis, je ne lui cache pas. De toute façon, il sait très bien que c'est maintenant", confie l'Ukrainienne à France 2.
Des bénévoles ont organisé leur évacuation dans un véhicule blindé. Au volant, Sergii risque sa vie depuis des mois pour évacuer les derniers habitants de la ville. La route empruntée, qui sillonne entre les immeubles éventrés et des carcasses de voitures brûlées, est l'une des plus dangereuses du pays. "Cette route est quasiment entièrement sous le contrôle des drones ennemis. Ils frappent presque toutes les voitures qui circulent", assure Serguii, bénévole de l'association Proliska. Les filets de protection installés au-dessus des voies ne suffisent parfois pas. Devant les caméras de France télévisions, une voiture vient tout juste d'être percutée de plein fouet par un drone.
Le convoi arrive finalement dans un centre d'accueil pour réfugiés. C'est là que se rassemblent tous ceux qui veulent quitter Kramatorsk, chaque jour plus nombreux. "Je n'ai plus la force de supporter ça. Je ne dors plus la nuit. J'ai même peur d'aller me coucher parce que ça vole, ça frappe sans cesse. Je ne sais pas comment continuer à vivre", se désole Nadia, habitante de Kramatorsk.
Les bénévoles vont aussi récupérer un jeune Ukrainien blessé pour le transférer dans un hôpital loin du front. A l'arrivée de l'équipe, Maksim est encore sous le choc. Alors que les Russes venaient de bombarder sa maison, un drone kamikaze l'a pris en chasse, lui et sa mère. "Le plus dur, c'est que juste avant que le drone nous frappe, j'ai dit à ma mère : 'Je pense que c'est la fin'. Je lui dis : 'Maman, je t'aime'. Elle m'a répondu : 'Moi aussi, je t'aime'", raconte-t-il, le visage blessé. Sa mère a été tuée sur le coup.
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