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VIDÉO - Invité du «Buzz TV» dans le cadre de la promotion du nouveau programme de RMC Découverte, l’aventurier a dévoilé les conditions extrêmes dans lesquelles il a évolué.
Ce vendredi 5 juin, à 21 h 10, RMC Découverte diffusera le pilote de «Baroudeurs», une émission d’aventure dans laquelle Loury Lag est confronté aux environnements les plus hostiles de la planète. Pour ce premier épisode, direction le Honduras, pays de tous les dangers.
«J’étais très apeuré la première fois qu’on m’a parlé de ce projet. Il faut savoir que le Honduras, c’est quand même le pays le plus dangereux au monde», raconte l’aventurier sur le plateau du «Buzz TV». «Il y a entre 8 et 13 morts par jour et c’est un pays qui est détenu par le cartel. Forcément, quand on se retrouve dans ce type d’endroit, on n’est pas les bienvenus. Et en même temps, on était là pour raconter une histoire très forte puisqu’on devait aller à la rencontre des pêcheurs de langoustes dans les Caraïbes. Mais pour ça, il a fallu traverser tout le pays, prendre la route des narcos, rencontrer des narcos, traverser la jungle», liste-t-il. Le format a été imaginé et écrit par le reporter de guerre, Charles Comiti. «Il m’a dit : “J’ai écrit “Baroudeur” seul dans mon canapé en pensant à un héros fou que je ne trouverai jamais. Et je t’ai rencontré”», révèle Loury Lag.
Il s’est envolé ensuite en Alaska puis à Madagascar pour les deux prochains épisodes. Il garde d’ailleurs des souvenirs particuliers de sa mission malgache où le but était de «découvrir les combattants de Morengy». Là-bas, il a notamment dû «affronter un Malgache à mains nues. Et pour ça, il a fallu traverser toute l’île, rencontrer des chamans, aller dans les mines à 40 mètres de profondeur, voir des enfants travailler. C’était très dur. J’ai dû sauter sur un zébu pour faire preuve de courage. C’est une arène avec 250 personnes où il faut sauter sur un énorme taureau, l’attraper par la bosse. Que des trucs de barjots», assure-t-il.
Pendant cinq jours, j’ai été alité, perfusé
Loury LagNéanmoins, tous épisodes confondus, celui au Honduras reste «le plus violent, le plus stressant et le plus dangereux en termes de prise de risque», avoue Loury Lag qui en est revenu particulièrement affaibli. «Ce qu’on ne voit pas à l’image, c’est que j’ai terminé à l’hôpital. Sur le premier épisode, le Honduras, j’ai donc eu une infection des reins et de la partie urinaire. Donc j’ai littéralement failli mourir une ultime fois encore après le tournage. Dans l’avion du retour, j’ai commencé à avoir des bouffées de chaleur, de la fièvre, des tremblements. Quand j’ai atterri en France, j’ai dû aller à l’hôpital. Pendant trois jours, ils ont cherché une maladie infectieuse tropicale, forcément. Ils n’ont pas trouvé et je devais déjà partir ailleurs. On m’a autorisé à partir au Maroc et une fois que j’ai mis un pied au Maroc, c’était hôpital direct, urgence. Et pendant cinq jours, j’ai été alité, perfusé», explique-t-il au micro de Damien Canivez.
Une expérience éprouvante qui n’a pas abattu l’aventurier pour autant. Il s’apprête à présenter un nouveau film avec comme décor l’Alaska. «J’ai guidé un acteur qui s’appelle Jérémie Rénier, qui a perdu son meilleur ami et qui était dans un deuil. Et moi, je perdais à ce moment-là mon papa et je m’apprêtais à partir sur ma mission en Arctique et je lui ai proposé de venir. On a passé 90 jours ensemble, moins 77 jours sur la glace, à traverser une partie du pôle Nord et il en a fait un très beau film qui sort au cinéma le 10 juin», annonce-t-il.
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Avec un tel rythme de vie, mieux vaut avoir le cœur bien accroché et un entourage compréhensif. «C’est dur pour les enfants et c’est dur pour la famille, c’est dur pour ma fiancée, effectivement, mais je fais ce boulot depuis longtemps maintenant. Est-ce qu’on reprocherait à un militaire de partir en mission ? Non», estime-t-il. Avec deux filles âgées de 9 et 11 ans, Loury Lag ne se considère pas comme un père absent malgré ses voyages. «Je loupe certaines choses, mais je le dis souvent, je ne vois pas en quoi un papa qui se lève avant ses enfants et qui rentre du boulot après que ses enfants soient couchés et que le week-end, il zappe sur une télécommande sans profiter de ses enfants est un meilleur papa que moi. Moi, quand je ne suis pas là, je ne suis pas là, mais par contre, quand je suis présent, je suis 100 % dédié à l’éducation de mes filles et je prends beaucoup de plaisir. Je dis souvent que j’ai deux métiers. Je suis à la fois aventurier et père de famille, qui reste aujourd’hui ma plus grande aventure», assure-t-il.


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