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Ces frappes secrètes interviennent à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, et alors que Donald Trump a déclaré qu’un accord avec l’Iran « pourrait arriver ».
Les Etats-Unis ont frappé, lundi 2 novembre, l’île iranienne de Qeshm, dans le stratégique détroit d’Ormuz, selon le Wall Street Journal, alors que Donald Trump s’était plus tôt montré optimiste au sujet des négociations avec Téhéran.
Cette frappe intervient à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Elle s’inscrit dans le cadre d’une série de frappes limitées menées par Washington contre l’Iran ces dernières semaines, ont affirmé des responsables américains au Wall Street Journal sous le couvert de l’anonymat.
L’armée américaine s’efforce, selon l’un de ces responsables, de garder ces frappes secrètes pour ne pas laisser entendre que les Etats-Unis envisagent de reprendre des opérations militaires de grande ampleur.
L’agence de presse officielle iranienne IRNA avait plus tôt fait état de cinq explosions entendues sur l’île de Qeshm, et rapporté que des habitants avaient vu deux avions dans le ciel.
Le vice-président américain, J. D. Vance a assuré, lundi, que Donald Trump et lui-même se sentaient « plutôt optimistes » quant à un accord négocié pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, sans fixer de calendrier. « Ils tiennent absolument à conclure un accord », a assuré M. Trump dans la soirée, lors d’une intervention sur Fox News.
« Coup de massue »
Depuis le début de la guerre, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février, Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz et cible régulièrement des navires qui tentent de le traverser sans son autorisation. Un navire a été frappé dimanche par « un projectile inconnu » à l’embouchure de ce détroit, selon l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO.
Si une accalmie militaire est observée depuis septembre, les Etats-Unis et Israël avaient accru ces derniers jours leurs menaces, dans le contexte des difficiles élections de mi-mandat pour Donald Trump et d’incertitudes post-électorales en Israël. Ce week-end, le président américain avait dit être prêt à donner un « coup de massue » à l’Iran et avait déclaré qu’il lui restait à « s’occuper » d’un ou deux sites nucléaires iraniens.
Les positions restent très éloignées mais, selon Téhéran, les consultations sont « intenses » pour éviter une reprise des hostilités avec les États-Unis, un climat qui a fait chuter les cours du pétrole lundi.
« Les prix du pétrole chutent comme des pierres (…) parce que les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran. L’Iran veut un accord, aussi rapidement que possible. Cela pourrait arriver ! », a aussi écrit, lundi, le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Téhéran s’est dit prêt à rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz – au cœur du conflit – en deux jours, au lieu du plan initial de sept jours, mais en maintenant ses conditions draconiennes, que Donald Trump avait rejetées en septembre.
Les échanges via une médiation du Qatar se sont amplifiés afin d’éviter la répétition des quarante jours de bombardements intenses de cet été et tenter de relancer les négociations dans ce conflit qui ébranle l’économie mondiale.
« Compte tenu de la sensibilité et de la gravité de la situation actuelle, les consultations et les délibérations sont très intenses », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghtchi, soulignant « le rôle de médiateur très actif » du Qatar et du Pakistan.
Dans une apparente volonté de faciliter les discussions, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a « conféré certains pouvoirs au gouvernement », selon le président Massoud Pezeshkian.
Le Monde avec AFP


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