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450 candidats enregistrés dès la première journée. Depuis le 12 octobre, les inscriptions aux examens officiels 2026/2027 se font en ligne, via la plateforme Epim-Exam.cm de l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC). 224 candidats au probatoire, 206 au baccalauréat général, 132 établissements connectés en simultané. Pour les parents, le calendrier est serré : la date limite sans pénalité tombe le 30 janvier 2027.
Epim-Exam.cm, de la clé USB à l’application web
Depuis la salle de monitoring du siège de l’OBC, à Mvan à Yaoundé, la Cellule des systèmes d’information et de la statistique suit les enrôlements en temps réel. Son chef, Anicet Pierre Ndjo’o, résume l’idée : « Nos inscriptions sont numériques. Et tout se fait au niveau des établissements scolaires. »
L’architecture est hiérarchisée. Le proviseur ne voit que ses élèves. Un chef d’antenne supervise sa région. La Direction générale, à Yaoundé, a une vue d’ensemble sur tout le pays. Ce n’est pas un détail, vu l’échelle : l’office gère seul 16 examens différents, déclinés en 208 séries, pour 2 530 établissements rattachés à 905 sous-centres.
Ce n’est pas une improvisation. Ndjo’o rappelle qu’au départ, en 2021, l’OBC distribuait de petits modules applicatifs sur des clés USB. Aujourd’hui, c’est une application web : où que l’on se connecte, on se retrouve dans le même système.
Pour limiter les affectations fantaisistes, les rattachements sont figés. « Un élève sait, dès son inscription, dans quel centre il composera. Tout est calé d’avance », insiste le responsable.
La plateforme ne s’arrête pas aux inscriptions. Elle gère aussi la cartographie des centres et la saisie des notes. Avec cette digitalisation intégrale, l’OBC compte sécuriser les recettes, assainir les fichiers et garantir la crédibilité du diplôme.
Paiement : deux formules, trois opérateurs, une grille de tarifs
La circulaire du ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, datée du 18 septembre 2026, verrouille davantage le circuit. Les frais sont versés auprès des opérateurs Campost, Express Union, MTN et Afriland First Bank, par le chef d’établissement ou par le candidat, après l’obtention d’un code de paiement généré par la plateforme.
Deux formules coexistent. Le paiement individuel, où le parent règle directement, et le paiement groupé, le plus utilisé, où le proviseur constitue un lot d’élèves pour générer un seul code global.
Côté tarifs, rien ne change sur le fond, d’après la grille de l’OBC. Quelques lignes pour se repérer :
- Probatoires A, ABI, AC, C, D, SH, TI : 12 000 FCFA ;
- Baccalauréats de ces mêmes séries : 13 000 FCFA ;
- Probatoire E : 19 000 FCFA, soit 12 000 d’inscription et 7 000 de participation matière d’œuvre ;
- Baccalauréat E : 21 000 FCFA, dont 8 000 de matière d’œuvre ;
- Brevets professionnels industriels : 38 500 FCFA, le plafond de la grille, dont 15 000 de matière d’œuvre.
La matière d’œuvre est ce qui fait grimper la facture pour les filières techniques. Le chiffre fait mal pour un parent qui a plusieurs enfants dans le technique.
Les dates à ne pas rater
D’après la circulaire du Minesec, les inscriptions dans les établissements s’étendent jusqu’au 30 janvier 2027 sans pénalité. Du 1er au 28 février 2027, une pénalité de 15 000 FCFA s’applique aux retardataires. Tout enrôlement à la date limite doit s’accompagner du versement des frais le même jour. Au-delà du 28 février, seul le ministre peut autoriser une inscription.
Franchement, la règle est dure pour les établissements qui peinent à collecter les frais. Une pénalité de 15 000 FCFA, c’est presque le prix d’une inscription au probatoire.
Rien ne dit encore comment l’OBC gérera les zones à connexion difficile. La plateforme suppose un accès internet stable dans les établissements, ce qui n’est pas garanti partout, des quartiers de Douala aux villages de l’Extrême-Nord. Mais c’est le prix de la traçabilité : un paiement, un code, un candidat.
On attend maintenant de voir si le système tient la charge à l’approche de la date limite. Le premier jour, 450 inscrits. Fin janvier, ce sera autre chose.
Le 30 janvier 2027 sera le vrai test technique. À cette date, des centaines de milliers de candidats devront être enrôlés et payés, souvent le même jour.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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