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France 05/10/2026 15:01 Actualisé le 05/10/2026 15:03
Condamnés à 26 et 19 ans de réclusion pour le meurtre de l’ancien rugbyman argentin, Loïk Le Priol et Romain Bouvier ont interjeté appel.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

BENOIT PEYRUCQ / AFP
Ce croquis d’audience montre Romain Bouvier devant la cour d’assises de Paris, le 22 septembre 2026.
Il y aura un deuxième procès pour le meurtre du rugbyman argentin Federico Martin Aramburu en plein Paris en 2022 : les deux tireurs, deux militants d’ultradroite condamnés à 19 et 26 années de réclusion, ont fait appel.
Auteur des deux tirs mortels le 19 mars 2022, Loïk le Priol, un ancien militaire, a interjeté appel lundi 5 octobre, a-t-on appris de source judiciaire. Celui de Romain Bouvier avait été annoncé vendredi par son équipe de défense.
Un duo à l’« alchimie funeste »
Romain Bouvier avait été le premier à tirer en épilogue d’une dispute née sur une terrasse de brasserie parisienne. Dans son verdict rendu le 25 septembre, la cour d’assises avait fustigé l’« alchimie funeste du duo » formé par Le Priol et Bouvier.
La cour avait également relevé leur « fascination commune pour les armes et la violence », ainsi que l’« idéologie mortifère » qui animait alors Le Priol.
Âgés de 32 et 35 ans, Le Priol et Bouvier, qui avaient ouvert le feu dix fois sur un homme désarmé, avaient nié toute intention homicide, affirmant n’avoir tiré que pour se dégager, par crainte de la puissance physique d’Aramburu et de son ami Shaun Hegarty, également ancien rugbyman.
Liens avec l’ultradroite radicale et violente
Les deux accusés avaient aussi tenté en vain de convaincre la cour que les violences originelles avaient été commises par les deux rugbymen. Cette ligne de défense avait été mise à mal par les trois semaines de débats, au cours desquels il avait été beaucoup question de l’appartenance des deux hommes à l’ultradroite parisienne radicale et violente.
Si elle n’a pas retenu la préméditation pour ce crime commis au petit matin du 19 mars 2022, la cour d’assises de Paris a sévèrement sanctionné l’« intention homicide » de ces deux militants de l’ultradroite parisienne, qui, selon le verdict, « ne fait aucun doute »
Commis quelques heures avant France-Angleterre auquel devait assister l’ancien trois-quarts du Biarritz Olympique et des Pumas argentins, ce crime dans les beaux quartiers parisiens avait bouleversé le monde du rugby, notamment en Argentine et au Pays basque où le joueur était revenu s’installer après sa retraite sportive.


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