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RÉCIT D’AUDIENCE - La cour d’assises spéciale tente de comprendre si les gardes-barrières du camp militaire ont pu réellement croire qu’ils menaient une mission d’exécution pour l’État. Les gradés entendus ont, eux, fait valoir la naïveté de ces soldats et le sacro-saint principe du «secret défense».
Au terme de six ans d’une enquête tentaculaire, le procès de «l’affaire Athanor» s’est ouvert devant la cour d’assises spéciale de Paris, le 30 mars. 22 accusés sont soupçonnés d’avoir, à différents niveaux, participé à une cellule criminelle qui exécutait des contrats d’intimidations, d’agressions et de meurtre partout en France. Dans le groupuscule, qui a grandi à l’ombre d’une loge maçonnique, «Athanor», des hommes de la DGSE étaient recrutés pour mener les basses besognes. Jusqu’à ce que deux d’entre eux, en filature devant le domicile d’une chef d’entreprise visée par la cellule, soient interpellés. Leur arrestation en 2020 avait, par la suite, notamment permis d’éclairer le meurtre d’un pilote de rallye populaire, Laurent Pasquali.
«C’est du comique de répétition. Je vais vous le répéter. Après tout, je n’ai pas de problème avec Scapin.» Cette fois, Bernard Émié grince des dents face aux questions de la défense. Voilà une heure que l’ex-directeur de la Direction générale de la sécurité…


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