Prenant l’adage qu’il «ne faut jamais gaspiller une bonne crise» à la lettre, le conseiller fédéral Martin Pfister a réussi là où sa prédécesseure échouait depuis longtemps: parvenir à convaincre une majorité du Conseil fédéral qu’en raison de la «dégradation de la situation géopolitique», l’armée nécessite des besoins supplémentaires. Dans ce but, une «augmentation temporaire de la TVA de 0,8% pour une durée de dix ans» est prévue.
L’histoire de la politique suisse nous enseigne que la promesse risque d’être sans lendemain à divers égards et que paradoxalement, une augmentation du budget de l’armée est à long terme surtout une bonne nouvelle pour la gauche. Alors même que ses sympathies pour l’armée sont loin d’être évidentes.


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