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REPORTAGE - À Barnham comme à Piddington, l’installation massive de demandeurs d’asile dans d’anciennes bases militaires suscite une rébellion, au point que s’organisent des référendums de « sécession » du Royaume-Uni.
Dans cette paisible campagne du Suffolk, aux prés tendres piqués de bosquets bruns, on a du mal à imaginer que des armes parmi les plus terrifiantes de la guerre froide furent ici entreposées. Au milieu des années 1950, dans cet est de l’Angleterre, la base RAF Barnham abritait les premières bombes nucléaires britanniques. Le site est désormais largement désaffecté, mais se retrouve au cœur d’un sujet hautement explosif, le gouvernement ayant décidé d’en faire un vaste centre d’hébergement pour migrants. Aussi furieux qu’inquiets, les villageois se rebellent.
Un communiqué du ministère de l’Intérieur, tombé le 25 juin, a mis le feu aux poudres. Le Home Office annonce son intention d’héberger 1250 personnes sur la base de la RAF. « Des hommes adultes célibataires âgés de 18 à 65 ans », précise une note du ministère de la Défense. « Vous vous rendez compte, 1250 hommes seuls à l’orée d’un petit village de 580 habitants !, s’exclame John Bauer, président du conseil municipal de Barnham


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