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Alors que la répression des manifestations de jeunes a été particulièrement sévère en France, l’universitaire italienne juge, dans un entretien au « Monde », qu’il y a là « une spécificité française ». Elle note toutefois une tendance générale, des Etats-Unis à l’Europe, vers des « opérations contre-insurrectionnelles » en lieu et place d’un « maintien de l’ordre classique ».

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Pendant une manifestation contre les politiques du gouvernement italien en matière d’éducation, à Rome, le 16 octobre 2026. Pendant une manifestation contre les politiques du gouvernement italien en matière d’éducation, à Rome, le 16 octobre 2026.

Donatella della Porta est une sociologue et politiste italienne. Elle est professeure de sciences politiques et de sociologie politique à la Scuola Normale Superiore de Florence. Elle a notamment travaillé sur les mouvements de contestation sociale et les violences policières. Dans un entretien au Monde, elle revient sur les manifestations de jeunes qui se sont multipliées en Europe ces dernières semaines, alors que des milliers d’étudiants et de travailleurs sont descendus dans la rue en Italie, vendredi 30 octobre, lors d’une journée de grève générale, et que les jeunes Français devaient de nouveau défiler, samedi.

Ces dernières semaines, des jeunes ont manifesté dans plusieurs pays en Europe, en France, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Grèce, et en Allemagne, le samedi 31 octobre. Ces mouvements procèdent-ils d’une même logique ?

Il y a des spécificités. Par exemple, en Espagne, les protestations concernent d’abord le logement et elles sont plus menées par les familles et les enseignants que par les étudiants, même si les jeunes y participent en nombre.

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