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«Il avait honte» : Alex Lutz, ému, se confie sur la mort de son père atteint du syndrome de Diogène

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Alex Lutz dans «Sept à huit» sur TF1

Alex Lutz dans «Sept à huit» sur TF1 Capture d'écran

Le comédien et humoriste signe un seul en scène, déjà récompensé d’un Molière de l’humour, dans lequel il évoque les maladies de son père. Il s’est livré à Audrey Crespo-Mara ce dimanche dans «Sept à huit».

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Un deuil intime devenu spectacle. Alex Lutz a perdu son père en 2022 des suites d’un cancer. Et de ce drame, le comédien et humoriste a choisi d’en faire un seul en scène. Autant pour continuer à faire vivre sa figure paternelle - atteinte de syndrome de Diogène et de dépression - que lui rendre hommage. Il était le portrait de la semaine d’Audrey Crespo-Mara ce dimanche dans «Sept à huit» sur TF1.

En plus d’être un succès auprès du public, ce spectacle est également un succès critique avec un Molière de l’humour à son actif. Et cette consécration a une saveur particulière comparée aux deux autres qu’Alex Lutz avait déjà obtenues. «C’est plus touchant. Quand je l’ai reçu en plus, mon fils a pu venir avec moi. De l’avoir dans l’axe, de parler de mon père... Tout ça mélangé fait que cette statuette-là je ne la regarde pas avec le même regard», a-t-il reconnu avant d’ajouter : «J’avais peur de le pondre ce spectacle. J’ai toujours un peu la trouille avec l’impudeur, tout comme dans cette émission d’ailleurs.»

À lire aussi «Oh taisez-vous» : Alex Lutz raille Emilie Tran Nguyen après une question sur le film Connemara

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Et faire le deuil de son père est une étape impossible pour Alex Lutz. «Je me disais vraiment : “Dans trois mois ça ira mieux”. Mais c’est quand même, intérieurement, apprendre à vivre avec un membre en moins. J’ai appris que c’est un état», explique celui pour qui ce spectacle «est une manière de lui parler».

«Je sais qu’il avait honte aussi de choses», a-t-il confié, emporté par l’émotion de cette révélation avant de tenter de se reprendre : «Et moi j’étais sans doute gêné de choses. [...] Cet amoncellement d’objets hétéroclites, qui ne sont pas qu’un bordel de saleté et d’emmerdement, tout à coup peut devenir un objet poétique. Je dis [dans le spectacle] qu’il était fatigué, fatigué, fatigué et qu’il s’est remis à dormir, dormir, dormir avec les volets de la maison baissés comme ses bras. Ça tous les soirs, j’ai du mal à le dire», a-t-il admis, quelques trémolos dans la voix. «C’est surtout ça qui me serre la gorge des fois dans le spectacle. Les moments où je suis face à l’endroit où ça pouvait potentiellement le faire souffrir.»

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