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«Il a beaucoup de tendresse envers moi» : Benoît Dubois se confie sur Nelson Monfort et leur duo sur W9

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ENTRETIEN - À l’occasion du lancement des «Apprentis champions au ski» ce lundi 19 janvier, le candidat de téléréalité a évoqué son rôle de commentateur d’épreuves sportives aux côtés du journaliste, rompu à l’exercice.

Un duo surprenant. Nelson Monfort  et Benoît Dubois  font désormais la paire, puisqu’ils commentent tous les deux «Les apprentis champions au ski»  sur W9, dont la diffusion a démarré ce lundi 19 janvier. 16 candidats de téléréalité parmi lesquels Julien TantiKévin GuedjLaura Lempika ou encore Adixia sont divisés en deux équipes. Chacune d’elles s’affronte lors d’épreuves sportives inspirées des sports d’hiver, le tout sous la supervision de deux champions olympiques du patinage artistique : Surya Bonaly et Philippe Candeloro.

Ainsi, le commentaire de ces épreuves nécessite à la fois l’expertise sportive de Nelson Monfort, mais également l’analyse télévisuelle de Benoît Dubois. Après avoir déjà joué un rôle similaire dans «The Cerveau», le gagnant de la saison 4 de «Secret Story» sur TF1 est revenu sur le tournage particulier de cette nouvelle téléréalité présentée par Laurent Maistret, en plein cœur des Alpes suisses. Nous nous sommes entretenus avec lui.

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TV MAGAZINE. - Qu’est-ce que cela fait d’évoluer aux côtés de Nelson Monfort, la référence du commentaire sportif en France ?
Benoît DUBOIS. - C’est un monument, une légende ! Quand W9 m’a appelé pour être commentateur, je leur ai dit : «Vous êtes devenus fous !» J’ai hésité à deux fois parce qu’à côté de Nelson Monfort, quelle va être ma valeur ajoutée ? Et finalement la chaîne m’a convaincu en m’expliquant que j’allais ajouter mon grain de folie et mon ton acidulé. Je pense que notre duo peut bien fonctionner, comme nous sommes deux opposés. Alors je leur ai fait confiance et j’y suis allé sans vraiment me poser de questions.

Comment décririez-vous votre duo ?
Je n’irai pas jusqu’à nous comparer à Shirley et Dino, mais nous étions un peu le «Muppet Show». C’était assez bizarre car Nelson a un ton un peu british, très chic, très classe, très soutenu... Alors que moi, j’ai un côté un peu pilier de comptoir de PMU. Je pense que notre duo est incomparable, mythique ! Puis Nelson m’a tout de suite mis à l’aise. Nous avons très vite trouvé notre équilibre. Il commentait vraiment les épreuves sportives, avec son ton professionnel, quand moi je venais ajouter mon humour avec ce ton aiguisé qui me caractérise, comme Nelson aurait pu le dire. J’ai beaucoup appris à ses côtés, même l’anglais !

À lire aussi Son enfance, ses histoires d’amour, la téléréalité… Qui est Solène Fouquez, candidate des «Cinquante» sur W9 ?

Iriez-vous jusqu’à dire que vous êtes devenus amis sur le tournage ?
Oui. C’est très étrange parce qu’il y a quand même un décalage énorme entre nous. D’abord nos générations, puis notre éducation, nos goûts vestimentaires, nos coupes de cheveux... Tout nous oppose, nous n’avons rien en commun. Et pourtant, nous nous sommes retrouvés sur plein d’aspects. Il a beaucoup de tendresse envers moi, et j’en ai tout autant pour lui. Nous nous sommes portés mutuellement dans ce programme. Nous nous sommes fait confiance et avons pu avancer main dans la main comme ça. Aujourd’hui, nous nous écrivons, nous nous sommes même souhaité la bonne année ! Il demande de mes nouvelles et je vais aller le voir au théâtre. Il y a vraiment quelque chose de très drôle qui s’est installé entre nous. J’adorerais collaborer encore une fois avec lui.

Vous lui avez fait découvrir la téléréalité de l’intérieur, comment cela s’est-il passé ?
Je ne suis pas sûr qu’il ait vraiment compris ce qu’est la téléréalité. C’est-à-dire qu’une fois que le décor a été posé et les caméras allumées, nous lui avons montré les premières images, et il était un peu dubitatif sur l’histoire. Il m’a demandé : «Ils sont au ralenti ?» Alors j’ai dû lui répondre : «Non, là ils sont en pleine vitesse». C’était assez drôle de le voir évoluer avec tous ces personnages. Nelson est quelqu’un de très intelligent et très tolérant. Le fait qu’ils étaient des candidats de téléréalités parfois un peu assez surfaits, très maquillés, etc., ça ne lui a posé aucun problème. Il a eu beaucoup de tendresse aussi pour les candidats qui se donnaient du mal dans la compétition pour leurs associations respectives. Il a joué le jeu et il a aimé le faire.

Il y a eu quelques séjours à l’hôpital.

Benoît Dubois

Quel candidat vous a le plus étonné ?
Je dirais Solène Fouquez. Ou Louison, parce que c’est sûrement le moins sportif d’entre eux et il ne s’est pas démonté, notamment en patinage artistique, qui n’est pas la discipline dans laquelle on l’attend le plus. C’est un battant et j’apprécie beaucoup sa gentillesse et son état d’esprit. Mais ils se sont tous donné beaucoup de mal. Ils n’avaient pas peur, ce qui était tout de même assez impressionnant. C’est difficile quand on vous met en haut d’une piste de ski alors que vous n’avez jamais skié de votre vie. Vous pouvez vous blesser, il y a eu quelques séjours à l’hôpital d’ailleurs. Mais vous savez que vous êtes là pour une association, alors vous le faites. Ils y sont allés franchement, sans se poser de question. Je les salue pour l’effort qu’ils ont donné tout au long du tournage, parce qu’ils se levaient très tôt et les sports d’hiver sont très fatigants. Ils n’ont jamais lâché une seule seconde et je leur tire mon chapeau pour ça.

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Avec la neige et le froid, les conditions de tournage étaient-elles plus compliqués que sur d’autres programmes ?
Nous avons tourné en 15 jours, mais ça a été très difficile. Nous arrivions sur les pistes avec toutes les machines. Chaque jour, il fallait installer la régie à même la neige, sur des tables. Tout le monde portait des gants, les micros étaient gelés... À un moment donné, j’ai dû changer de batterie parce qu’elle ne fonctionnait plus à cause du froid. Les conditions étaient assez extrêmes.
Il y a même eu une grosse tempête un jour. Les équipes sont montées en haut du col pour faire une séquence. Il faisait -26° avec du brouillard, donc ils ont dû redescendre en vitesse parce que ça devenait dangereux. D’autant que le matériel était en train de cramer avec le froid.

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