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INFO LE FIGARO - Douze palaces, une histoire centenaire de l’hospitalité et un nom qui continue d’aimanter le monde. En 2026, Paris accueillera pour la première fois la cérémonie des World’s 50 Best Hotels. Plus qu’un événement, un symbole.
Depuis quatre ans, le rendez-vous n’avait pas bougé. Londres, toujours Londres. En septembre 2026, la grand-messe des The World’s 50 Best Hotels changera enfin de décor. Et c’est Paris qui a été choisie pour accueillir, pour la première fois, cette cérémonie hors de la capitale britannique.
L’événement, piloté par le groupe William Reed, se déploiera sur plusieurs jours, avec une série de rencontres professionnelles et d’événements privés, avant une cérémonie de clôture prévue la semaine du 14 septembre 2026. Une première, et un basculement symbolique.
Londres jusqu’ici, Paris désormais
Le choix de Paris marque donc un tournant dans l’histoire encore jeune de ce palmarès, souvent présenté comme l’équivalent hôtelier des World’s 50 Best Restaurants ou Bars. «Accueillir pour la première fois à Paris The World’s 50 Best Hotels – et marquer ainsi la première édition des awards à se tenir en dehors de Londres depuis leur création – représente un moment très particulier pour la marque 50 Best», explique au Figaro Emma Sleight, Responsable éditoriale du classement.
Elle ajoute : «Paris a longtemps établi la référence en matière de culture hôtelière et continue d’influencer la manière dont les hôtels du monde entier conçoivent le service, le style et l’expérience client.» Derrière la formule, une réalité : la capitale française n’est pas seulement une carte postale. C’est une ville qui a structuré, sur le temps long, une certaine idée de l’hospitalité.
Paris, capitale hôtelière avant tout
Que Paris ait été choisie n’a rien d’anodin. Elle demeure la seule ville au monde à concentrer douze palaces, une appellation strictement française, attribuée à des établissements où le service, l’histoire et la singularité priment sur la seule débauche de mètres carrés ou d’équipements.
Dans un paysage hôtelier mondial de plus en plus dominé par les resorts spectaculaires et les grandes métropoles asiatiques, Paris incarne une autre grammaire du luxe : urbaine, feutrée, parfois discrète, mais profondément ancrée dans la culture et le patrimoine.
«Meilleur hôtel», une distinction subjective
Le palmarès repose sur les votes anonymes de plus de 800 experts internationaux — hôteliers, journalistes spécialisés, professionnels du tourisme et grands voyageurs — répartis en 13 régions du monde. Chaque votant doit désigner les sept meilleurs hôtels où il a séjourné, désormais sur une période étendue à trois ans, une évolution introduite cette année afin d’élargir le spectre des établissements pris en compte.
Aucune candidature n’est possible, aucune grille technique n’est imposée. La notion de « meilleur hôtel » reste volontairement laissée à l’appréciation des votants. Une liberté qui fait la force du classement, mais aussi sa limite : plus qu’un verdict absolu, il s’agit d’une photographie annuelle des lieux qui comptent dans l’imaginaire mondial du luxe.
Une présence française déjà visible dans la liste
Si la sélection 2026 n’est pas encore dévoilée, la France figurait déjà dans l’édition 2025 du classement. À Paris, Le Bristol, Hôtel de Crillon et Cheval Blanc Paris figuraient dans la liste 2025. Trois manières d’habiter le luxe. Le Bristol, presque hors du temps, où le service se chuchote plus qu’il ne s’affiche. Le Crillon, théâtre classique posé face à la Concorde, entre dorures et réinterprétation contemporaine. Cheval Blanc, plus jeune, plus direct, installé sur la Seine comme une déclaration d’intention. Sur la Côte d’Azur, Hôtel du Couvent, à Nice, apportait une autre musique : celle d’un ancien couvent réinvesti, silence méditerranéen et élégance sans démonstration. Le Figaro y avait d’ailleurs séjourné en avant-première avant son ouverture.
Aucun n’a décroché la première place, mais leur présence confirmait déjà la visibilité de l’hôtellerie française dans un palmarès largement dominé ces dernières années par l’Asie.
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Une vitrine mondiale, au bon moment
Dans l’après-Jeux olympiques Paris 2024, alors que la performance touristique française est auscultée indicateur par indicateur, l’accueil des World’s 50 Best Hotels n’a rien d’anodin. Ce n’est pas une médaille supplémentaire. C’est un signal. Celui d’une capitale que l’on continue de choisir lorsqu’il s’agit de parler d’excellence hôtelière.
En septembre 2026, pendant quelques jours, Paris deviendra le décor d’un secteur qui aime se regarder lui-même. La ville n’aura pas besoin d’en faire trop. Elle fera ce qu’elle sait faire depuis plus d’un siècle : offrir un cadre, un style, une manière de recevoir qui tient autant du rituel que de la culture.


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