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«Hoppers»: un castor robot à la rescousse

3 month_ago 23

         

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Mabel, 19 ans, n’a qu’une seule préoccupation : sauver une clairière et le petit cours d’eau qui traverse celle-ci. C’est que le maire de la ville compte y faire passer une autoroute. Alors que tout semble perdu, Mabel découvre que sa professeure de sciences a mis au point un procédé permettant de transférer la conscience d’un sujet humain, dans un animal robot. Illico, et sans permission, Mabel se transporte dans la « peau » d’un castor synthétique. Et la voici bientôt qui mène une révolte animale, dont elle a toutefois mal mesuré les conséquences. Réalisé par Daniel Chong, Hoppers (Sauteurs) s’avère un Pixar bien fait, mais modérément enthousiasmant.

C’est entendu, le film possède de nombreux moments touchants, comme tout ce qui concerne la grand-mère de Mabel, et drôles, de l’hommage à The Birds (Les oiseaux) au clin d’œil aux films de type Sharknado, en passant par la nécessaire allusion à Avatar (produit par 20th Century Studios, propriété de Disney, à l’instar de Pixar : ça reste dans la famille).

Seulement voilà, le scénario n’est tout simplement pas à la hauteur des hauts standards du studio d’animation, à qui l’on doit la saga Toy Story (Histoire de jouets), Finding Nemo (Trouver Nemo), Ratatouille, WALL-E, Inside Out (Sens dessus dessous) et Up (Là-haut).

D’ailleurs, de ce dernier film, Hoppers reprend (recycle ?) le concept du prologue aux allures de court métrage autonome afin de relater l’enfance de Mabel. Enfance au cours de laquelle sa grand-mère l’initie aux merveilles de la nature en général et à ladite clairière en particulier. Si, une fois adulte, Mabel s’accroche aussi désespérément à ce coin de forêt, c’est en bonne partie parce qu’elle n’arrive pas à faire le deuil de sa grand-mère (même dynamique que monsieur Fredricksen avec sa maison lui rappelant sa défunte épouse dans Up).

Cet ancrage émotionnel éprouvé fonctionne à nouveau, mais avec moins de force.

Technique irréprochable

Rondement menés, les deux premiers actes laissent place, au troisième, à une surenchère un peu brouillonne. Il n’empêche, l’ensemble demeure divertissant, surtout pour un très jeune public.

Sur le plan technique, c’est évidemment irréprochable. Quoique, là encore, le studio, capable dans le passé de beaucoup d’audace et d’innovation, s’en tient ici à une forme très classique.

Tout du long, le message écologique est mis à l’avant-plan, ce qui est très bien. Il reste que le film manque de cette profondeur qui distingue les meilleurs crus de Pixar, et qui rend ceux-ci irrésistibles autant pour les adultes que pour les enfants.

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