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Lors de l’hommage au 17e régiment du génie parachutiste ce jeudi 23 avril, les camarades du sergent-chef Florian Montorio ont repris, dans un moment très émouvant, le chant traditionnel «Les Adieux suisses».
Passer la publicité Passer la publicitéÀ Montauban, la France s’est inclinée ce jeudi devant la mémoire de l’adjudant Florian Montorio, 40 ans, Casque bleu tué dans une embuscade dans le sud du Liban alors qu’il servait au sein de la Finul.
Au 17e régiment du génie parachutiste, dont il était l’un des sapeurs parachutistes, la cour de la caserne a accueilli l’hommage national présidé par la ministre des Armées Catherine Vautrin, aux côtés du chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill.
La fidélité jusqu’au sacrifice
Après la Marseillaise et les honneurs funèbres militaires, ses frères d’armes ont entonné un chant chargé d’histoire et de symboles : Les Adieux suisses. D’origine germanique et diffusé en Suisse au début du XIXe siècle sous le nom de Napoleonslied, Les Adieux suisses raconte le départ au combat, la douleur de la séparation et la fidélité jusqu’au sacrifice.
Devenu en 1983 le chant de tradition du 17e régiment du génie parachutiste, après les lourdes pertes du régiment au Liban lors de l’attentat du Drakkar, il résume, selon ses anciens chefs, l’amitié, la solidarité entre compagnons de combat, la nostalgie et l’amour de la patrie. Le reprendre pour Florian Montorio, tombé à son tour au Liban, est pour ses camarades une manière de lui adresser un dernier salut fraternel, dans la continuité des traditions du régiment.


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