Au lendemain d'une soirée marquée par des casseurs très actifs en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, Andréa Kotarac tape du poing sur la table. Dans Europe 1 Matin Week-end, le porte-parole du RN, dénonce un deux poids deux mesures dans le maintien de l'ordre. Il affirme également qu'il est temps de faire payer les dégâts aux casseurs.
480 interpellations, 301 gardes à vue, un commissariat attaqué, des commerces pillés, des scènes de chaos qui pullulent sur les réseaux sociaux... Comme l'an dernier, et à l'image du début du mois de mai, de nombreux heurts ont éclaté en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions. Pourtant, le dispositif de sécurité était conséquent : 22.000 policiers et gendarmes, dont 8.000 rien qu'à Paris, 2.500 pompiers mobilisés, 7 magistrats qui ont assuré une permanence exceptionnelle...
Alors ce dimanche matin dans Europe 1 Matin Week-end, Andréa Kotarac, qui se définit comme un "amoureux" du ballon rond, ne mâche pas ses mots. "On n'en peut plus de voir ces images. Je pense qu'on est la seule capitale, ou en tout cas le seul pays où ça se passe à chaque fois maintenant, que ce soit une victoire ou une défaite."
Pour le porte-parole du Rassemblement national, il y a un deux poids deux mesures dans la sécurité. "On a un maintien de l'ordre différent : lorsqu'il s'agit des agriculteurs on emploie des Centaures, quand il s'agit des gilets jaunes, on tire au flashball... En l'occurrence, pour les casseurs, il n'y a rien."
"C'est aux délinquants de payer"
"Et je pense qu'à un moment donné, il faut taper et taper fort", poursuit le conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. "D'abord, taper dans l'identification des personnes par drone, par hélicoptère. Pour les casseurs étrangers, il faut la fin du visa. Pour les clandestins, l'expulsion. Et pour les autres, il faut taper au portefeuille. Il faut leur faire payer."
Et l'édile de taper du poing sur la table : "Quand vous brûlez un abribus, ce n'est pas aux Français de payer par leurs impôts, c'est encore moins aux Français de payer par une augmentation des assurances. Maintenant, c'est aux délinquants de payer, et même s'il est insolvable, on lui en prendra 5 euros jusqu'à 85 ans."


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