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Par Le Figaro avec AFP
Le 13 avril 2026 à 20h21

Si 11% des chefs d’entreprises industrielles ont relevé leurs prix de vente en mars, ils sont 23% à envisager de le faire en avril en réponse à la progression du coût des matériels destinés à la production.
Passer la publicité Passer la publicitéLa prudence est de mise. La guerre au Moyen-Orient devrait avoir eu «un impact limité» sur l'activité des entreprises en France au premier trimestre, a estimé lundi la Banque de France, qui prévoit toujours une croissance du PIB pouvant aller «jusqu'à 0,3%». L'enquête, réalisée du 27 mars au 3 avril auprès de 8500 chefs d'entreprises, montre toutefois que l'activité a sans doute ralenti ce mois-ci. Et, si les chefs d'entreprises industrielles sont 11% à avoir relevé leurs prix de vente en mars, une «proportion conforme à la moyenne historique», selon l'enquête, ils sont 23% à envisager de le faire en avril en réponse à la progression du coût des matériels destinés à la production.
Plus généralement, ces chefs d'entreprises signalent un regain d'incertitude, à un niveau comparable à celui qu'il avait atteint lors du déclenchement de la guerre en Ukraine il y a quatre ans. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a réagi à l'enquête en se félicitant que celle-ci «confirme, une fois de plus, la résilience de l'économie française sur le mois de mars, en particulier l'industrie».
Conséquences «négatives» sur l’économie
La prévision d'une croissance pouvant aller jusqu'à 0,3% «confirme notre prévision d'une croissance ralentie, mais positive encore, pour l'économie française en 2026», malgré les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient, a-t-il ajouté. Il relève cependant que «ce conflit a des conséquences plus négatives sur l'économie», avec «deux signaux d'attention» à surveiller, d'abord la remontée de l'incertitude, ensuite les «difficultés d'approvisionnement» évoquées par certaines entreprises industrielles, particulièrement celles dépendant des produits pétroliers ou des dérivés du pétrole.
«Du coup, souligne le gouverneur, un nombre plus élevé d'entreprises laisse entendre qu'elles vont augmenter leurs prix de vente au mois d'avril (...), c'est évidemment un point à suivre avec attention». Au total, conclut-il, «cette enquête étaye le diagnostic de la Banque de France d'une croissance qui serait résiliente, mais d'une inflation qui appelle vigilance de notre part».


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