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L’accord s’est conclu à quelques minutes de l’expiration de l’ultimatum fixé par le président Trump à l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, sous peine de destruction. Israël a précisé que le cessez-le-feu n’incluait pas le Liban.
Un peu moins d’une heure vingt. C’était là la — courte — échéance restante avant que l’ultimatum donné par Donald Trump à l’Iran n’arrive à expiration, alors que le président américain menaçait de faire disparaître «toute une civilisation» si la République des mollahs n’autorisait pas le passage sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Les deux pays sont finalement parvenus mardi soir à un accord de cessez-le-feu de dernière minute après que le Pakistan, médiateur dans ce conflit, a exhorté Washington à repousser de deux semaines l’ultimatum américain.
Le président, qui avait laissé planer jusqu’au bout la perspective de frappes massives contre les infrastructures iraniennes, a annoncé en grande pompe la suspension des hostilités, arguant du reste que les États-Unis avaient déjà «atteint et dépassé tous nos objectifs militaires». Cet accord, conclu hâtivement, reste flou quant à l’inclusion du Liban dans le cessez-le-feu - le pays, entraîné dans la guerre au Moyen-Orient après des attaques du groupe pro iranien Hezbollah contre le territoire israélien, serait bien concerné par la trêve selon le Pakistan, affirmation aussitôt contredite par l’État hébreu.
Le Figaro revient sur les heures décisives qui ont précédé ce cessez-le-feu.
21h03 : L’Iran se dit prêt à «tous les scénarios» après les menaces de Trump
Le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, affirme que son pays se tient prêt à «tous les scénarios» après la menace de Donald Trump d’«anéantir la civilisation iranienne». «Aucune menace ne dépasse notre niveau de préparation et nos capacités de renseignement», a déclaré M. Aref dans un message lapidaire sur X.
21h23 : Le premier ministre pakistanais demande à Donald Trump de repousser son ultimatum de deux semaines
Médiation de la dernière chance. Islamabad, engagé en coulisses depuis plusieurs jours, pour parvenir à un arrêt de la dangereuse escalade dans la guerre au Moyen-Orient, propose à Donald Trump de repousser l’ultimatum fixé par Donald Trump. Et appelle également Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz pendant deux semaines en «signe de bonne volonté».
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22h27 : «Nous sommes actuellement en pleines négociations» , déclare Donald Trump
Donald Trump souffle le chaud et le froid. Interrogé par les médias américains, le président refuse de commenter l’expiration prochaine de l’ultimatum, assure cependant que les États-Unis et le Pakistan sont «actuellement en pleines négociations», lesquelles sont «difficiles». Mais menace encore de cibler les infrastructures énergétiques du pays.
00h39 : Trump accepte de repousser de deux semaines sa menace d’une attaque dévastatrice contre l’Iran
L’étau se desserre finalement. Donald Trump accepte, à moins de deux heures de l’échéance fatidique, de repousser de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran. «J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines», déclare-t-il sur sa plateforme Truth Social, «sous réserve que la République islamique d’Iran accepte l’OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE et SÉCURISÉE du détroit d’Ormuz».
Le président américain annonce avoir reçu un plan en dix points de la part de l’Iran, qu’il considère comme «une base de travail viable» pour négocier. Selon lui, le délai de deux semaines accordé à Téhéran doit permettre de «finaliser et conclure» un accord de «paix à long terme».
01h28 : L’Iran accepte de rouvrir le détroit d’Ormuz si les attaques israélo-américaines cessent
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, annonce dans la foulée que l’Iran accepte de rouvrir le détroit d’Ormuz dans le cadre d’une trêve de deux semaines conditionnée par l’arrêt des frappes israélo-américaines. Des négociations avec la partie américaine pour mettre fin à la guerre seront engagées à compter de vendredi, pour deux semaines, à Islamabad.
Le plan iranien en dix points soumis aux États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient prévoit que Washington accepte la poursuite du programme de Téhéran sur l’enrichissement d’uranium et la levée de toutes les sanctions, selon les médias iraniens.
Le plan, publié par le Conseil suprême de la sécurité nationale, inclut «le principe de non-agression, la poursuite du contrôle iranien du détroit d’Ormuz, l’acceptation de l’enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires, la levée de toutes les sanctions secondaires», ont indiqué la télévision d’État iranienne et l’agence Mehr.
L’Iran réclame aussi l’arrêt des résolutions contre la République islamique votées par le Conseil de sécurité de l’ONU et par le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le versement à l’Iran de compensations, le retrait des forces militaires américaines de la région et la cessation des combats sur tous les fronts dont celui du sud du Liban où le Hezbollah, allié de Téhéran, combat Israël.
01h50 : Le Pakistan affirme que le cessez-le-feu s’applique «partout» y compris au Liban
«J’ai le plaisir d’annoncer que la République islamique d’Iran et les États-Unis, ainsi que leurs alliés, ont accepté un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs, AVEC EFFET IMMÉDIAT», salue le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif sur X.
03h31: Israël accepte le cessez-le-feu avec l’Iran
Les tractations s’accélèrent. Trois heures après l’acceptation par Donald Trump du cessez-le-feu, un responsable de la Maison-Blanche indique à l’AFP qu’Israël a accepté le cessez-le-feu avec l’Iran.
04h38 : Trump affirme que l’accord avec l’Iran est une «victoire totale et complète» pour les États-Unis, loue le rôle de la Chine
Le cessez-le-feu est une «victoire totale et complète», se congratule Donald Trump. Qui assure que la question du devenir de l’uranium enrichi par l’Iran sera «parfaitement réglée». «Cela sera parfaitement réglé, sinon je n’aurais pas accepté», a-t-il insisté.
Donald Trump a également estimé que la Chine avait joué un rôle décisif dans ce processus diplomatique, affirmant qu’il pensait que Pékin avait incité Téhéran à négocier un cessez-le-feu dans la guerre qui l’oppose à Israël et aux États-Unis. «C’est ce que j’entends dire», a-t-il répondu, interrogé sur l’implication éventuelle de Pékin pour amener Téhéran, son allié, à négocier une trêve.
05h24 : Israël affirme que le cessez-le-feu «n’inclut pas le Liban»
Énième retournement de situation. Le bureau du premier ministre Benyamin Netanyahou a contredit l’affirmation du Pakistan selon laquelle l’accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran inclurait le Liban. «Le cessez-le-feu de deux semaines n’inclut pas le Liban», a assuré le bureau du premier ministre israélien dans un communiqué adressé aux journalistes.


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