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ENTRETIEN - Malgré les efforts déployés par les pays développés, les prix du pétrole ne baissent pas. Mais revenir au «quoiqu’il en coûte» serait un contresens prévient la professeur d’économie à Paris Dauphine, Anna Creti.
Une annonce surprenante. Ce lundi, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a assuré que son organisation était prête à débloquer davantage de stocks stratégiques de pétrole «si nécessaire». La semaine dernière, les pays membres avaient déjà fait un pas dans ce sens. Ils ont décidé de libérer 400 millions de barils de leurs stocks stratégiques dans l’espoir de rassurer les marchés et faire baisser les tarifs à la pompe. Sans grand succès.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le cours du baril se maintient autour des 100 dollars. Une stabilité qui symbolise l’impuissance des pouvoirs publics. Les gouvernements peuvent-ils encore espérer inverser la tendance ? Éléments de réponse avec Anna Creti, professeur d’économie à Paris Dauphine, directrice de la chaire économie du climat.


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