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Les États-Unis disent avoir abattu deux drones iraniens, alors que la guerre entre ce dimanche dans son 100e jour.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 09:35 | mis à jour aujourd'hui à 09:39 - Temps de lecture :
L'armée américaine a annoncé avoir abattu deux drones d'attaque iraniens qui menaçaient selon elle le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, alors qu'aucune solution ne semble en vue pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient qui entre ce dimanche dans son 100e jour.
« Plus tôt dans la journée, les forces américaines au Moyen-Orient ont abattu deux drones d'attaque iraniens à usage unique qui menaçaient le trafic maritime international dans le détroit d'Ormuz », a écrit le Commandement central américain (Centcom) sur son compte X. « Les forces américaines restent en alerte et prêtes à continuer de se défendre contre l'agression iranienne », a-t-il ajouté.
Reprise des frappes
Vendredi soir, le Centcom avait annoncé avoir abattu quatre drones d'attaque iraniens lancés en direction du détroit, puis frappé des sites de radars de surveillance côtiers iraniens. En représailles, l'Iran avait dit avoir tiré une salve de missiles contre des installations militaires au Koweït et au Bahreïn, alliés des Etats-Unis. L'armée américaine a affirmé avoir abattu six missiles balistiques, tandis qu'un septième a raté sa cible.
Washington et Téhéran sont engagés depuis plusieurs semaines dans des pourparlers indirects en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, mais les négociations ne donnent aucun signe d'avancée. Depuis la trêve du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais elles ont récemment repris, en particulier autour du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran.
« C'est notre argent »
Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a parlé dans un entretien à CNN d'« impasse », et appelé Donald Trump à « en sortir » en débloquant des fonds iraniens à l'étranger, gelés à cause des sanctions américaines. « S'il souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, ces 24 milliards de dollars constituent un test de confiance », a-t-il dit. « C'est notre argent à nous, pas celui des États-Unis ».
Pour Israël, l'état de guerre permanent a un coût exorbitant
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou veut faire de son pays une « super-Sparte » du Moyen-Orient, mais le coût exorbitant de la guerre gonfle le budget de la défense et fait craindre des reculs pour l'éducation ou la santé. La facture du conflit déclenché le 7 octobre 2023 s'élevait fin avril à 405 milliards de shekels (près de 120 milliards d'euros), soit « plus de 17% du PIB », selon le gouverneur de la banque centrale israélienne, Amir Yaron.
La seule campagne militaire contre l'Iran, déclenchée par l'attaque américano-israélienne du 28 février sur Téhéran, a engendré un coût supplémentaire de 35 milliards de shekels (10,5 milliards d'euros). Pour soutenir l'effort de guerre, Israël a emprunté massivement sur les marchés internationaux en 2024 et 2025, au point que la dette publique représente désormais plus de 69% du PIB, contre 60% avant la guerre, selon le Trésor. Les impôts et les prélèvements sociaux ont également augmenté.
Esteban Klor, professeur d'économie à l'Université de Jérusalem, explique que les Israéliens « paient deux fois » pour la guerre. La première, dit-il, à travers la baisse des dépenses sociales de l'État et la réduction des investissements dans les services publics actées par plusieurs coupes budgétaires successives. Le deuxième coût est lié à la mobilisation continue de dizaines de milliers de réservistes depuis l'attaque du Hamas. « Comme (...) beaucoup de nos actifs sont dans l'armée plutôt qu'à leur poste de travail, cela affecte la production », explique-t-il.
Selon une source proche du dossier, le Trésor américain examine la possibilité que ces avoirs puissent, au contraire, servir à compenser les pays du Golfe pour les dommages causés par les frappes iraniennes. Autre point majeur de discorde, le Liban. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le sol libanais entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, tandis que les États-Unis voudraient traiter les deux dossiers séparément.
Le Hezbollah a revendiqué ce dimanche matin plusieurs attaques de drones contre des troupes israéliennes au Liban. Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsen Naqvi, est lui arrivé à Téhéran, où il doit notamment rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.


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