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Des archéologues s’opposent à la construction d’une charpente métallique, de la taille d’un terrain de football, sur une partie du site historique, dans la région du Tafilalet.
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Une ancienne porte de la cité médiévale de Sijilmassa, au Maroc, en 2022. Le devenir de Sijilmassa, plus célèbre port caravanier du Maghreb, agite le petit monde de l’archéologie marocaine. En cause : les gigantesques poteaux blancs qui ont été hérissés depuis peu dans une portion de la ville médiévale, dans la frange nord du Sahara, à la frontière avec l’Algérie.
Visibles de loin, les piliers cylindriques supporteront dans six mois une charpente métallique de 7 000 mètres carrés, soit la surface d’un terrain de football. De quoi couvrir les ruines d’un quartier d’habitation et de mosquées, dont l’« une des plus anciennes du pays », explique Asmae El Kacimi. La professeure, de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (Insap), en a découvert les traces lors de fouilles préventives, en janvier 2025.
L’édifice religieux remonterait à la fin du VIIIe siècle, peu après la fondation de Sijilmassa. Environnée d’une palmeraie, la cité acquiert sa renommée grâce au commerce transsaharien, qui fait sa richesse jusqu’à son déclin, au XVe siècle. Il est si florissant, disent les textes, que la ville représente un temps la moitié des impôts collectés au Maroc. L’or y est abondant, on le frappe. Réputés pour leur qualité aurifère, les dinars de Sijilmassa essaiment dans tout le bassin méditerranéen, en Europe du Nord et aux confins de l’Orient.
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