Au 21e jour du conflit du Moyen-Orient, les Iraniens, partout dans le monde, célèbrent leur Nouvel An. Norouz est la fête la plus populaire du calendrier perse. Elle marque le retour du printemps et le renouveau dans une atmosphère évidemment très sombre cette année.
Ce vendredi marque le Nouvel An dans le calendrier perse. Mais avec le contexte actuel, les esprits ne se tournent pas vers la fête. Pour la première fois, Essang, un Iranien qui vient à Paris, ne rejoindra pas ses proches de la diaspora autour des tables traditionnellement garnies.
"Nous savons que bientôt, le régime tombera"
Ses parents vivent dans le sud de l'Iran, tout proche d'une base militaire frappée régulièrement. Leurs vitres sont brisées. Ils ont déménagé et n'ont pas non plus le cœur à la fête : "Ils essayent de minimiser quand même leur sortie de la maison. Dans cette situation là, d'aller acheter des choses pour quelque chose de cérémonial et qui n'est pas essentiel, ils ont dit qu'ils n'avaient pas le moral pour faire la fête".
Difficile pour Pedram, réfugié politique depuis trois ans, de contacter sa famille en Iran à cause des coupures d'Internet. Lui célèbrera Norouz le cœur lourd : "Je suis triste à cause de toutes ces personnes tuées par le régime. Mais de l'autre côté, nous sommes heureux parce que nous savons que bientôt, le régime tombera". Il raconte espérer que le prochain Nouvel An iranien se déroulera dans un pays libéré des mollahs.


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