Comment restaurer la sécurité du transport maritime dans le détroit d'Ormuz ? Le Royaume-Uni va rassembler d'ici à la fin de la semaine 35 nations pour rétablir la sécurité maritime dans le Golfe. Initiative qui intervient sous la pression des États-Unis qui demandent aux pays impactés par la crise de se mobiliser aux côtés des Américains pour le débloquer.
Les Européens entendent afficher leur unité au sujet du blocage du détroit d'Ormuz. Le 19 mars déjà, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon s'étaient dits prêts à contribuer à l'effort de sécurisation.
Les Européens prennent leur part dans ce conflit
Mais une fois seulement que les bombardements auront cessé. Ils ont depuis été rejoints par une trentaine d'autres pays. Cette réunion, une première, devrait garder le même objectif : être prêts en cas d'accord entre les Iraniens et les Américains à sécuriser les pétroliers dans le détroit d'Ormuz.
Les échanges prévus vont intégrer les planificateurs militaires pour faire un état des lieux des capacités : nombre de frégates disponibles, de défense anti-aérienne ou anti-navale. Outre ce plan de sécurisation, l'enjeu est aussi diplomatique, vis-à-vis de Washington.
Accusés par Donald Trump de ne pas soutenir suffisamment l'armée américaine, les Européens veulent montrer que ces critiques ont été entendues et qu'ils prennent leur part dans ce conflit, tout en ne franchissant pas une ligne qu'ils veulent tenir à distance : celle du feu direct contre l'armée iranienne.


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