Lyhanna, une jeune collégienne de 11 ans, a disparu ce vendredi, dans l’après-midi à Fleurance, dans le Gers. Alors qu’un suspect de 41 ans a été interpellé et placé en garde à vue, les gendarmes ont élargi lundi leur dispositif de recherches pour tenter de retrouver la collégienne.
Lyhanna, une jeune collégienne 11 ans, n’a plus été vue depuis vendredi, vers 15 heures, devant son collège à Fleurance, une commune d’environ 6.000 habitants située dans le Gers, à 80 kilomètres à l’ouest de Toulouse.
Depuis sa disparition, un appel à témoins a été diffusé. Selon la procureure d’Auch, Clémence Meyer, la jeune fille n’avait jamais fugué auparavant et aucun élément ne permet, à ce stade, d’orienter l’enquête vers la piste d’un départ volontaire.
Une enquête ouverte pour "enlèvement et séquestration de mineure"
Dimanche, la procureure d’Auch a annoncé l’ouverture d’une enquête pour "enlèvement et séquestration de mineure". Un homme de 41 ans a été interpellé samedi et placé en garde à vue. D’après la magistrate, le suspect a affirmé avoir déposé Lyhanna à la piscine de la commune.
Des déclarations jugées "incohérentes et imprécises". Ses 48 heures de garde à vue devaient expirer lundi à la mi-journée, et une communication de la procureure était attendue.
Des recherches élargies autour de Fleurance
Sur le terrain, les moyens mobilisés par la gendarmerie sont importants. Les enquêteurs ratissent les environs de Fleurance, tandis qu’une rivière et des lacs ont été sondés par des plongeurs. Des chiens, des drones et des hélicoptères ont également été engagés.
Le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers, évoque un "engagement maximal" des forces mobilisées. Lundi, les recherches devaient notamment être orientées vers des bois situés au sud du bourg de Fleurance.
Des indices prélevés lors d’une battue citoyenne
Dimanche, une centaine d’habitants de Fleurance et des environs ont participé à une battue organisée par les gendarmes. Cette opération a permis de prélever "un certain nombre d’objets, d’indices", actuellement analysés par les techniciens en investigation criminelle.
Un périmètre de sécurité a aussi été mis en place autour de la base de loisirs où le suspect affirme avoir déposé la jeune fille, près de la rivière Gers.
Le temps, "principal ennemi" des enquêteurs
Les gendarmes disent désormais vouloir "élargir et diversifier le périmètre de recherche". "On est dans une logique de continuer notre montée en puissance, d’engager toujours plus de moyens", a expliqué le colonel de Laforcade. Le militaire a aussi rappelé l’urgence de la situation. "On sait que le temps passe, c’est le principal ennemi dans toute disparition de personne", a ajouté le colonel de Laforca.
Les autorités appellent à ne pas lancer de recherches autonomes
Alors que la mobilisation citoyenne a été importante dimanche, la gendarmerie appelle les habitants à ne pas organiser eux-mêmes de recherches sans encadrement.
Le colonel de Laforcade a rappelé que la "recherche citoyenne" pouvait être utile lorsqu’elle était encadrée, car elle permet de couvrir de larges zones de terrain de manière "méticuleuse" et "rigoureuse". Une nouvelle battue organisée par les autorités n’est pas exclue.


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