Une victoire «collective». Celle du «pragmatisme», pour une meilleure qualité de vie de la population. Dimanche, douze ans après avoir refusé de financer des P+R en France voisine, les Genevois ont largement accepté (à 57%) de débloquer 39,5 millions de francs pour des infrastructures de mobilité de l’autre côté de la frontière. Un «grand soulagement» pour les autorités, les collectivités françaises, les associations de mobilité douce et patronales investies dans le camp du oui. Ainsi que pour l’intégralité de la classe politique, qui, depuis des mois, défend – ou s’abstient de combattre – cette enveloppe censée permettre de soustraire 15 000 véhicules à l’insoutenable trafic dans la cité, sachant que 315 000 voitures traversent la frontière tous les jours.
L’intégralité de la classe politique, vraiment? Non, l’irréductible MCG, fort de sa victoire de 2014, résistait, comme toujours lorsqu’il s’agit de la question frontalière – raison d’être du parti. Ses représentants étaient rassemblés dimanche dans une petite salle de la Brasserie de l’Hôtel de Ville. La confiance dopée par les mots de soutien reçus sur les réseaux sociaux et le terrain, disait le conseiller national Roger Golay, quelques minutes à peine avant de voir ses espoirs balayés par un verdict sans appel, malgré le soutien de communes populaires comme Meyrin, Onex et Vernier ou le quartier de Vieusseux. Dépit, ambiance morose.


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