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Le gouvernement cherche 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires (2 sur l'État, 1 sur la Sécurité sociale ) et regarde du côté des pensions les plus élevées. Une "année blanche" généralisée coûterait trop cher politiquement ; une désindexation ciblée, elle, passe mieux dans l'opinion.
Bercy cherche 3 milliards, les retraités deviennent une variable d’ajustement
Le gouvernement cherche environ 3 milliards d’euros d’économies supplémentaires, dont 2 milliards sur l’État et 1 milliard sur la Sécurité sociale. Parmi les pistes étudiées figure la désindexation des pensions les plus élevées, avec un seuil de 3 000 euros évoqué par le gouvernement.
Le gouvernement en dit plus sur son projet de gel des pensions
Selon « Le Figaro », Bercy étudie une hypothèse de désindexation des retraites les plus élevées (au-dessus de 3 000 euros) de l’inflation pour le budget 2027
20 MinutesQuentin Meunier
Selon Le Figaro, Bercy travaille sur cette hypothèse pour le budget 2027. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a lui-même estimé sur France Inter qu’il fallait examiner les mécanismes d’indexation à l’inflation. Au micro de Sud Radio,Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a également défendu le débat sur les « indexations automatiques indifférenciées ».
Retraites : la grande spoliation continue, cachée derrière une taxe sur votre santé
Le rideau tombe sur un nouvel acte de la tragicomédie française, cette pièce interminable où l’État, bouffi d’impuissance et de suffisance, prétend réformer ce qu’il n’ose même plus nommer. La réforme des retraites, ce serpent de mer qui terrorise les gouvernements successifs depuis trente ans, est
Le Courrier des StratègesÉric Verhaeghe

L’enjeu financier est considérable : depuis 2022, les pensions ont augmenté d’environ 14 %. Une nouvelle revalorisation pourrait coûter autour de 6 milliards d’euros, tandis qu’un gel complet avait été évalué à environ 3,6 milliards d’économies.
L’inflation permet de réduire la dette sans prononcer le mot « défaut »
Une pension de retraite n’est pas simplement une prestation distribuée généreusement par l’administration. Elle constitue la contrepartie d’un système contributif auquel les actifs ont cotisé pendant des décennies.
Retraites : une France toujours hostile à l’universalité de la sécu
Le débat (que dis-je ? l’affrontement !) sur la réforme des retraites fait affleurer à la surface, une nouvelle fois,
Le Courrier des StratègesÉric Verhaeghe

Certes, juridiquement, il ne s’agit pas d’une dette souveraine classique : l’État n’a pas promis à chaque retraité une pension indexée à vie selon un contrat individuel. Mais économiquement, la logique est proche d’un défaut partiel en termes réels : le débiteur respecte nominalement le montant versé tout en laissant l’inflation en réduire progressivement le pouvoir d’achat.
Le procédé est politiquement commode. Pas besoin d’augmenter explicitement les impôts ni d’annoncer une baisse nominale des pensions. Il suffit de laisser les prix progresser plus vite que les revenus.
124 milliards à trouver, les retraités paieront la première facture
À Matignon, on temporise : il ne s’agirait encore que d’« hypothèses de travail » de Bercy. Les arbitrages doivent être présentés au Premier ministre d’ici la fin août. Et les précédents montrent combien le sujet est explosif : des projets de désindexation ont déjà été abandonnés.
Retraites : l’échec perpétuel du “jardin à la Française”
Demain, mercredi 12 novembre 2025, l’Assemblée Nationale s’apprête à accomplir un acte hautement symbolique : voter, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026, la suspension de la réforme des retraites de 2023. Cet événement, qui peut sembler n’être qu’une
Le Courrier des StratègesÉric Verhaeghe

Surtout, cette économie ciblée intervient alors que le gouvernement doit trouver 124 milliards d’euros d’ici 2030 pour redresser les comptes publics, selon les projections évoquées dans le dossier budgétaire. La question fondamentale demeure donc intacte : pourquoi faire supporter progressivement l’ajustement aux détenteurs d’un revenu constitué après une vie de cotisations, plutôt que s’attaquer frontalement aux causes structurelles de l’explosion de la dépense publique ?
De la Paulette à l’INSP ? ou la France des offices
De la Paulette (1604) à l’INSP (2022) : quatre siècles d’offices, de robe et de concours. La centralisation française n’est pas un accident, c’est un héritage.
Le Courrier des StratègesÉric Verhaeghe

Le seuil de 3 000 euros permet de présenter la mesure comme une affaire de « riches retraités ». Ce n’est pas de la justice sociale. C’est de l’ingénierie financière d’État. Et chaque fois que Bercy ouvre ce dossier, il confirme une vérité simple : quand les caisses sont vides, le créancier le plus facile à spolier reste le citoyen qui a déjà payé.




























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