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ENTRETIEN - Dans son nouvel ouvrage, La Vie machinale, l’essayiste s’inquiète de l’avenir d’une société qui se livre sans limite à l’intelligence artificielle. Il invite le lecteur à réfléchir au prétendu bonheur que l’on peut éprouver en scrollant et à la nature de la vie que l’on mène via les écrans.
Passer la publicitéGaultier Bès est normalien, agrégé de lettres et auteur de plusieurs essais.
LE FIGARO. - Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage, alors que vous n’êtes pas spécialiste de l’IA ?
Gaultier BÈS. - L’IA me dépasse, mais je ne suis pas le seul. Beaucoup d’ingénieurs admettent que les robots ont acquis une certaine autonomie. De l’aveu même des magnats de la Silicon Valley, Bill Gates, Elon Musk ou Sam Altman, personne ne sait où l’on va. Mais on y va toujours plus vite ! Mon livre est le cri d’alerte d’un simple citoyen, professeur, père de famille, non seulement contre les dérives, mais contre les principes - post-humains - des IA génératives. J’essaie de montrer en quoi la généralisation des IA serait un désastre écologique, économique, social, politique et existentiel. Je récuse à la fois le techno-optimisme - l’idée que, modulo quelques régulations, ses avantages l’emportent sur ses inconvénients - et le techno-fatalisme - l’idée qu’il faille s’adapter coûte que coûte au…


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